Santé Nîmes Gard (30)

Nîmes : un centre de santé public se prépare à l’Est pour répondre à la pénurie de soins

Région, Agglo et Ville annoncent la création d’un centre de santé pluriprofessionnel et universitaire à l’Est de Nîmes, premier en milieu urbain dans le dispositif régional. Objectif : réduire la pénurie de médecins et rayonner jusqu’aux communes de l’Est de l’agglo.

Nîmes : un centre de santé public se prépare à l’Est pour répondre à la pénurie de soins
©Illustration IA Driss Roustan / inforadar.fr

Un front commun pour l’accès aux soins à Nîmes

À Nîmes, la lutte contre le déficit de médecins franchit un cap. La Région Occitanie, l’Agglomération de Nîmes et la Ville ont acté la création d’un centre de santé pluriprofessionnel et universitaire dans le secteur Est. Ce projet est porté par le dispositif régional « Ma Santé Ma Région », qui permettra de recruter des médecins généralistes et des spécialistes sous statut salarié.

« Nous nous mettons au travail de façon très concrète pour savoir quel projet initier ou accélérer au service de la population », expose le maire PCF.

L’annonce intervient à la suite d’une réunion de travail tenue après une visite de terrain au marché de Pissevin. Les discussions ont balayé plusieurs dossiers, de la santé au développement économique, en passant par les équipements structurants comme l’aéroport de Nîmes ou la gare TGV Nîmes–Pont-du-Gard. Mais c’est bien le volet santé qui se concrétise en premier.

Pourquoi l’Est de Nîmes ?

La localisation n’est pas un hasard : l’Est de la ville est pointé comme un secteur de tension médicale. L’exécutif municipal vise un centre capable de répondre au « désert médical à l’Est » et de rayonner jusqu’aux communes de Nîmes Métropole situées à l’est de l’agglomération. Reste au maître d’ouvrage local à identifier un site pour y installer les équipes.

« Cette localisation doit également permettre de rayonner sur les communes de Nîmes Métropole situées à l’Est de l’agglomération », précise le maire.

Côté calendrier, aucune date d’ouverture n’a été avancée à ce stade. Les partenaires évoquent toutefois une mise en œuvre « assez rapide », laissant entendre une phase d’instruction et de recherche de local déjà enclenchée.

Un premier centre urbain dans le Gard pour le réseau régional

La présidente de Région rappelle l’armature existante : six centres de santé « Ma Santé Ma Région » maillent déjà le Gard, avec environ quinze professionnels recrutés par la Région. L’implantation à Nîmes marquera une première en milieu urbain pour ce réseau départemental.

Dispositif régional (Gard)Chiffres clés
Centres de santé existants6
Professionnels recrutés par la Régionenviron 15
Spécificité à Nîmes1er centre en milieu urbain

Le modèle de centre de santé, adossé à un statut salarié pour les praticiens et une organisation pluridisciplinaire, vise à stabiliser l’offre dans les territoires en tension. L’adjectif « universitaire » annoncé suggère, lui, une articulation avec la formation et l’accueil d’internes ou de stagiaires, afin de renforcer l’attractivité du site. Les partenaires n’ont toutefois pas détaillé ce volet à ce stade.

Est et Ouest : deux chantiers complémentaires

Le versant Est n’est pas le seul point d’appui. À l’Ouest, du côté de Pissevin, une maison de santé pluriprofessionnelle est en préparation. Le renforcement de ce projet, avec un soutien accru aux médecins et aux soignants impliqués, a été confirmé.

À l’Ouest, Vincent Bouget dit travailler avec la Région à l’accélération du projet de maison de santé de Pissevin, en « soutenant plus encore » les professionnels engagés.

À terme, cette géographie à deux pôles, Est et Ouest, pourrait desserrer l’étau pour des habitants aujourd’hui confrontés à des délais de rendez-vous longs ou à des trajets contraints. La priorité, pour l’instant, reste de sécuriser un local à l’Est et d’accélérer le montage opérationnel.

Ce que cela change pour les habitants

  • Accès facilité à des généralistes et spécialistes, via un centre ouvert au public et sans dépassement lié au secteur libéral salarié.
  • Couverture élargie vers les communes de l’Est de Nîmes Métropole.
  • Meilleure continuité des soins grâce à une équipe pluriprofessionnelle (médecins, paramédicaux).

La création d’un centre en zone urbaine répond aussi à une réalité : les besoins n’épargnent pas les quartiers de ville, où les départs à la retraite et les difficultés de remplacement pèsent sur l’offre.

Prochaine étape : le terrain et le calendrier

Les partenaires affirment vouloir aller vite, tout en respectant les étapes : repérage du site par la Ville, recrutements via le dispositif régional, et mise en service dès que les conditions techniques seront réunies. Aucune échéance précise n’a été communiquée pour l’instant, mais l’objectif affiché reste une concrétisation « rapidement ».

Dans le même mouvement, Région et Ville annoncent soutenir la création d’une école publique de kinésithérapie. Un signal supplémentaire en faveur de la formation des soignants sur le territoire, dont l’effet à moyen terme pourrait se traduire par une installation accrue de professionnels à Nîmes et dans le Gard.

En réunissant trois niveaux de collectivités autour d’un calendrier opérationnel, Nîmes se dote d’un levier concret contre la raréfaction des soignants. Le cœur de la bataille se jouera désormais sur la capacité à ouvrir le site de l’Est et à faire venir—et rester—les équipes médicales.

Driss Roustan
Driss IA Correspondant dans le Gard en ligne

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