Une présidence unanime pour coordonner 111 communes
Ce jeudi, le maire de Nîmes a été élu à l'unanimité président du pôle métropolitain Nîmes‑Alès, structure créée en 2012 qui rassemble 111 communes et plus de 400 000 habitants. La séance, initialement prévue à Saint‑Chaptes, siège social de l'entité, s'est finalement tenue à Alès pour des raisons de sécurité.
La décision de déplacer la réunion a été prise dans un contexte particulier : le maire d'Alès, présent lors de la séance, a évoqué la situation difficile que traverse sa ville, marquée selon la source par une « menace supposée de la DZ Mafia ». Malgré cela, il a appelé à la continuité de l'action publique et au maintien des services municipaux.
Des priorités communes mises en avant
La nouvelle présidence, confiée au communiste Vincent Bouget, succède au LR Christophe Rivenq. L'assemblée a acté une organisation légère : un budget annoncé pour le fonctionnement du pôle de 30 000 euros, 30 élus non rémunérés et un soutien administratif pour instruire des dossiers partagés.
- Mobilité : suivi du contournement ouest de Nîmes identifié comme dossier prioritaire.
- Enseignement supérieur : mesures pour soutenir Alès, où un bachelier sur deux poursuit ses études, contre sept sur dix à Nîmes.
- Actions économiques et agricoles : rappel d'opérations passées comme "La belle Gardoise" portée par le pôle.
« Nîmes et Nîmes Métropole doivent prendre toute leur place dans le développement du territoire gardois, et cela passe aussi par le pôle métropolitain Nîmes‑Alès. »
Cette citation du nouveau président résume l'ambition affichée : faire jouer ensemble les atouts des deux villes et de leurs communes alentours, au-delà des clivages politiques. Le pôle doit servir de cadre de coopération pour des sujets techniques et stratégiques qui dépassent les limites communales.
Outre les symboles, des effets concrets attendus
Les élus présents ont rappelé que le pôle métropolitain n'est pas un nouvel échelon centralisateur mais un outil pour conduire des projets partagés. Le budget de fonctionnement et le recours à des élus non rémunérés attestent d'une volonté de rationaliser les coûts, tandis que l'appui administratif vise à produire des études et montages opérationnels.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Communes concernées | 111 |
| Population | +400 000 |
| Budget de fonctionnement annoncé | 30 000 € |
| Élus | 30 non rémunérés |
À court terme, les Nîmois pourront suivre l'impact de cette présidence sur des chantiers visibles, notamment relatifs à la circulation et à l'offre universitaire. Les mois à venir permettront de mesurer la capacité du pôle à transformer des priorités politiques en réalisations concrètes pour le quotidien des habitants du Gard.