Un spectacle gratuit remis en cause
À Orange, le projet de concert hommage à Queen, baptisé Queen forever, prévu le 4 septembre au théâtre antique et initialement offert au public, est au cœur d'un bras de fer. Le producteur, David Hardit (DH Management), a saisi le tribunal administratif de Nîmes pour contester la décision d'annulation prise par le nouveau maire, Jean-Dominique Artaud (RN). Une audience est annoncée pour le 27 juillet.
Le motif financier avancé par la mairie
La municipalité explique avoir privilégié d'autres urgences budgétaires. Le maire fait valoir une dépense imprévue d’environ 300 € liée à une chute de pierres ayant obstrué une route de la ville depuis plusieurs mois, et assume un « arbitrage » en conséquence. Le spectacle, décidé par l’équipe précédente, était pris en charge par la commune et accessible gratuitement.
« Ça me fait mal au cœur pour tous mes élèves, ce n'est pas une question d'argent », déclare David Hardit, qui dit avoir proposé de jouer le spectacle gratuitement.
Contrat, pénalités et choristes mobilisés
Selon le producteur, le contrat signé avec l’ancienne municipalité, alors dirigée par Yann Bompard (Ligue du Sud), s’élève à 4150 €. Il affirme que la ville resterait redevable de cette somme en cas d’annulation, comme le stipule l’accord. L’intéressé dit ne « pas comprendre » la décision, d’autant que près de 10 choristes devaient monter sur scène et que plus de 600 d’entre eux ont déjà engagé des frais de déplacement et d’hébergement.
| Élément | Valeur/Date |
|---|---|
| Date prévue du concert | 4 septembre |
| Audience au TA de Nîmes | 27 juillet |
| Montant du contrat | 4150 € |
| Dépense municipale invoquée | 3000 € |
Un enjeu culturel et économique local
L’annulation touche un événement fédérateur, mêlant artistes professionnels et chœurs amateurs venus de tout le pays. Outre la portée artistique et pédagogique revendiquée par DH Management, l’impact économique local est évoqué: réservations d’hôtels à Orange, billets de train, locations de bus et autres frais déjà avancés par les participants.
Quelles suites possibles?
L’audience du 27 juillet doit préciser si le recours en référé permet de maintenir la date de septembre ou non. En cas de confirmation de l’annulation, la question des indemnisations contractuelles et des coûts déjà engagés par les choristes restera posée. Si la justice donnait raison au producteur, la commune devrait alors arbitrer en urgence pour la logistique, la sécurité et l’accueil d’un public attendu nombreux au théâtre antique.
- Recours déposé devant le tribunal administratif de Nîmes, audience le 27 juillet.
- La mairie invoque une dépense de 3000 € liée à un éboulement pour justifier l’annulation.
- Contrat à 4150 € et des centaines de choristes ayant déjà réservé leurs déplacements.
Dans l’attente de la décision du juge, organisateurs, choristes et public restent suspendus à un calendrier serré, à quelques semaines seulement de la rentrée culturelle.