Un rassemblement parti des Carmes et arrêté aux remparts
Samedi matin, vers 10 heures, un cortège d'environ 500 personnes s'est élancé de la place des Carmes dans l'intra‑muros d'Avignon. Malgré l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation dans le centre et le long des remparts pour la journée, les participants — répondant à des appels syndicaux et politiques — ont tenté de rejoindre la préfecture avant d'être bloqués à la porte Saint‑Lazare par un barrage des forces de l'ordre.
L'ambiance, selon plusieurs témoins, est restée calme et parfois festive : un orchestre accompagnait le cortège. Parmi les organisateurs et signataires de l'appel figuraient la CGT, FO, le SNES‑FSU 84 et La France insoumise.
Un dispositif de sécurité renforcé et des perturbations dans les transports
Les autorités avaient déployé un important dispositif : 180 policiers nationaux et 80 gendarmes étaient mobilisés sur Avignon. Au plan national, les autorités évoquaient pour la journée la mise en place de 70 000 membres des forces de l'ordre.
| Element | Chiffres |
|---|---|
| Manifestants | ~500 |
| Policiers nationaux | 180 |
| Gendarmes | 80 |
| Forces déployées en France | 70 000 |
En anticipation des rassemblements, le réseau de transports a annoncé des interruptions : le trafic Orizo a été suspendu peu après 8 heures et aucun tram ni bus ne circulait dans le Grand Avignon à partir de 11 heures. Le service de vélos en libre‑service Vélo Pop a été interrompu par la communauté d'agglomération jusqu'à lundi. Par ailleurs, la circulation routière a été coupée sur le boulevard Limbert, entre l'entrée de l'université d'Avignon et la porte Thiers, et plusieurs commerces de l'intra‑muros ont choisi de fermer pour la journée.
Rappel légal et risques encourus
« Toute manifestation non déclarée est par nature illégale »
Le préfet de Vaucluse avait motivé son arrêté par l'absence de déclaration dans les délais légaux et par les incidents survenus la semaine précédente dans des secteurs proches des remparts. Le rappel comporte également l'exposé des sanctions : les organisateurs d'une manifestation non déclarée s'exposent à des peines pouvant aller jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende ; les participants risquent une amende de quatrième classe en cas de présence dans une zone interdite.
Conséquences locales et suite probable
Sur le plan local, la mobilisation a provoqué des perturbations sensibles pour les riverains, les usagers et le commerce de centre‑ville. Le blocage porte Saint‑Lazare, conjugué aux fermetures volontaires de boutiques et aux coupures de réseaux de transport, a réduit l'activité commerciale pour la journée.
Les autorités locales et nationales surveilleront les prochains appels sur les réseaux sociaux et les suites judiciaires possibles pour les organisateurs si des infractions formelles sont caractérisées. Pour les Avignonnais, la priorité reste le rétablissement rapide du service de transports et la protection du patrimoine et des commerces de l'intra‑muros.