Condamnation après la saisie de 14 dogues argentins
Le 9 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Strasbourg a rendu sa décision dans une affaire qui avait provoqué l’intervention des gendarmes en septembre 2023. L’intéressée, installée dans le village d’Osthoffen (Bas‑Rhin), a été condamnée pour mauvais traitements et travail dissimulé.
La peine prononcée comprend six mois de prison avec sursis et une interdiction de gérer un élevage pendant quinze ans. Les animaux saisis lors de l’opération – quatorze dogues argentins – ont été confiés définitivement aux SPA de Strasbourg et de Saverne, la justice ordonnant leur confiscation.
Conditions de détention jugées insalubres
Lors de la perquisition du 8 septembre 2023, les forces de l’ordre ont décrit des installations en mauvais état : enclos encombrés, présence de débris et d’insectes, eau stagnante et forte odeur de déchets organiques. Plusieurs chiens présentaient des plaies et ont nécessité des soins. Deux ont été opérés ; un troisième a été euthanasié après son placement pour refus d’alimentation.
« Je fais de l’acupuncture, je les soigne avec de l’homéopathie. Je leur achète des croquettes de qualité, je ne les ai jamais maltraités », a déclaré l’éleveuse à l’audience.
À l’audience, elle a contesté la véracité des photographies réalisées par les gendarmes. L’enquête, elle, a retenu l’existence d’un contexte de détérioration sanitaire et de négligence.
Ventes non déclarées et implications financières
L’instruction a également révélé une activité commerciale de vente de chiots en ligne qui n’avait pas été déclarée. Les recettes liées à ces transactions ont été estimées à environ 73 000 €, montant utilisé par le tribunal pour caractériser le travail dissimulé.
| Éléments clés | Données |
|---|---|
| Date de la perquisition | 8 septembre 2023 |
| Nombre d'animaux saisis | 14 dogues argentins |
| Date du jugement | 9 juillet 2026 |
| Peine | 6 mois de prison avec sursis |
| Interdiction | Gérer un élevage pendant 15 ans |
| Recettes non déclarées (estimation) | ~73 000 € |
Conséquences pour les animaux et acteurs locaux
Suite au jugement, les SPA locales ont la charge des animaux confisqués. Ces structures devront organiser leur prise en charge vétérinaire, leur socialisation et, le cas échéant, leur adoption. La décision pénale marque également une portée dissuasive pour les pratiques clandestines d’élevage dans le département.
- La condamnation porte sur des faits de maltraitance et de travail dissimulé.
- Les animaux ont été définitivement retirés et confiés aux SPA.
- La justice a estimé des recettes d’environ 73 000 € issues de ventes non déclarées.
Cette affaire interroge les contrôles vétérinaires et administratifs autour des élevages amateurs et professionnels. Pour les associations de protection animale et les services de l’État dans le Bas‑Rhin, elle illustre la nécessité d’une vigilance accrue afin d’éviter que des animaux ne soient maintenus dans des conditions contraires au bien‑être animal et que des pratiques illégales perdurent au détriment de la santé publique.