La présidence soutient les revendications mais exige calme et réparation
La présidence de Bordeaux Montaigne, sur son site, a publié le 23 octobre 2026 un message adressé à l’ensemble de la communauté universitaire du campus Montaigne à Pessac. Le propos est double : reconnaître la « pleine légitimité » des revendications lycéennes et étudiantes, tout en condamner les actes de violence et les dégradations intervenues lors de certaines manifestations.
Dans ce courrier, la gouvernance rappelle avoir activement porté, avec 79 autres présidences d’universités, le Manifeste pour la Jeunesse publié par France Universités, qui demande notamment une augmentation des bourses et l’ouverture de places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. La présidence annonce attendre « dans les prochains jours » des réponses du gouvernement à ces demandes.
« Nous affirmons ensemble la nécessité de mesures concrètes en faveur de la jeunesse : de l’augmentation des bourses à l’ouverture de places supplémentaires en université. »
La présidence signale par ailleurs qu’elle condamne sans réserve les violences commises lors de certaines mobilisations, quelles qu’en soient l’origine et les victimes : lycéens, étudiants, personnels ou agents chargés de l’ordre public. Elle met en garde sur l’effet contre‑productif de la casse, qui porte atteinte à la « justesse de la cause ». Concrètement, l’établissement dit ne plus avoir la capacité financière de prendre en charge les réparations et le rétablissement des services après des blocages.
Face à ces tensions, l’université évoque des mesures de prévention mises en œuvre, tout en soulignant le caractère pénible des fermetures de bâtiments pour l’enseignement et la vie quotidienne. La présidence demande aussi que la doctrine de maintien de l’ordre appliquée lors des mobilisations de jeunes soit « sérieusement interrogée » afin que le droit de se mobiliser pacifiquement soit garanti.
Pour les habitants de Pessac et les usagers du campus, les conséquences sont immédiates : interruptions de cours possibles, accès restreint à des services et risques de coûts de réparation non pris en charge par l’université. La communauté attend désormais des réponses politiques qui pourraient, selon la présidence, déterminer l’évolution des mobilisations et des conditions d’accueil sur le campus.
- Revendiations clés : augmentation des bourses, ouverture de places en université.
- Positions de la présidence : soutien aux demandes, condamnation des violences.
- Enjeux locaux : fermetures de bâtiments, réparations et maintien des missions d’enseignement.
| Élément | Conséquence évoquée |
|---|---|
| Soutien au Manifeste | Pression politique sur le gouvernement |
| Violences et dégradations | Coûts de réparation, interruption des activités |
| Demande sur maintien de l'ordre | Appel à garantir le droit de manifester pacifiquement |