Un équipement sportif d’envergure aux portes de Rodez
À Onet-le-Château, dans l’agglomération de Rodez, un projet de complexe sportif estampillé Z5 porté par Zinédine Zidane et ses proches est soutenu par la municipalité. Le site pressenti se situe face au lycée La Roque, sur une emprise d’environ deux hectares au sein d’une parcelle plus vaste de huit hectares, acquise par la commune le 4 février avec l’aval de la Safer de l’Aveyron. L’objectif affiché : proposer une offre de pratiques en salle et de plein air, sur un créneau familial et sportif déjà décliné dans d’autres villes.
Le programme, tel que décrit dans le permis, comporte neuf terrains de padel (dont sept couverts et deux extérieurs), un terrain de football à cinq et un “bâtiment social” regroupant réception, vestiaires, boutique et un espace de restauration, aménagé sur deux niveaux. Un parking de 40 à 50 places est prévu afin d’absorber une partie des besoins à proximité du stade de La Roque lors des rencontres sportives.
| Élément | Détails |
|---|---|
| Padel | 9 terrains (7 couverts, 2 extérieurs) |
| Football | 1 terrain de foot à 5 |
| Bâtiment | Accueil, boutique, vestiaires, restaurant (2 niveaux) |
| Stationnement | Environ 40 à 50 places |
| Localisation | Face au lycée La Roque, Onet-le-Château |
| Emprise | 2 ha dans une parcelle de 8 ha |
Un vote unanime, des réserves persistantes
Le 17 février 2025, les élus d’Onet-le-Château ont approuvé à l’unanimité la signature d’un bail emphytéotique administratif entre la commune et la société Z5 Onet-le-Château, marquant une étape clé. Dans le même temps, des oppositions se sont exprimées sur la nature du foncier et la régularité des autorisations. Selon les éléments consultés, la parcelle est classée zone agricole dans le PLUi, ce qui a conduit la Safer à se prononcer lors de la vente à la commune.
Le cœur de la controverse tient au fait qu’un permis de construire a été délivré sur un secteur agricole. La réglementation prévoit toutefois une possibilité d’y établir des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. Cette notion, non définie par le code de l’urbanisme, relève alors de l’appréciation de la collectivité. C’est bien ce point d’interprétation qui alimente aujourd’hui les crispations autour du projet.
Position municipale et usage partagé
La municipalité défend l’apport du futur équipement, estimant qu’il contribuera à structurer l’offre sportive et à réguler les flux autour du stade voisin les jours d’affluence. En février 2025, le maire d’Onet-le-Château, Jean-Philippe Keroslian, insistait sur la fonction du stationnement envisagé :
« 40 à 50 places », pour « soulager les besoins » du parking du stade de La Roque les jours de rencontres sportives.
Cette lecture pragmatique, qui valorise l’outil au service du territoire, contraste avec les inquiétudes d’opposants, concentrées sur le respect des règles d’urbanisme et sur le précédent que pourrait constituer un tel aménagement en zone agricole. La commune, elle, rappelle le cadre légal qui permet de considérer l’intérêt collectif.
Un ancrage local à préciser
Au-delà de la notoriété associée à la marque Z5, le dossier s’inscrit dans un environnement sensible : proximité immédiate d’un établissement scolaire, accueil de pratiques en vogue comme le padel, et usage d’une poche foncière agricole aux abords de Rodez. Les arbitrages opérés pèseront sur la manière d’aménager et de partager les espaces aux franges urbaines de l’agglomération.
- Calendrier institutionnel déjà jalonné par le vote unanime du conseil municipal en février 2025.
- Autorisation d’urbanisme accordée, mais discutée au regard du classement agricole.
- Fonction d’accueil sportive et de services (vestiaires, restauration, boutique) visant un public large.
Ce que l’on sait, ce qui reste à suivre
À ce stade, les éléments actés portent sur le périmètre, la configuration des équipements, l’adossement à la commune via un bail de longue durée et l’intention de désengorger ponctuellement le secteur des stades. Les interrogations qui demeurent concernent l’interprétation de l’intérêt collectif en terrain agricole et la façon dont le projet s’intégrera, sur la durée, dans le tissu local. La municipalité, qui affiche son soutien, balaie les critiques, tandis que les oppositions invoquent la prudence réglementaire.
Le cas d’Onet-le-Château, dans l’orbite immédiate de Rodez, s’ajoute aux déclinaisons Z5 déjà installées ailleurs en France et à l’étranger. Ici, la trajectoire du projet se jouera autant sur la solidité juridique des fondements que sur l’acceptabilité locale d’un équipement amené à accueillir un public varié, de la pratique de loisir aux rencontres plus structurées.