Un corridor haute tension sur la carte du sud‑Ouest
Le gestionnaire du réseau public, RTE, a obtenu la validation, mi‑octobre, d'une aire d'étude pour la construction d'une nouvelle ligne aérienne à très haute tension entre Argelouse (Landes) et le poste d'Allons (Lot‑et‑Garonne). La préfecture de Nouvelle‑Aquitaine a ainsi autorisé le lancement de la phase de concertation publique, prévue du 9 novembre au 19 janvier.
Le projet, présenté comme devant accompagner la transition énergétique, prévoit une ligne en 400 000 volts sur une distance d'environ 60 km. RTE évoque la nécessité d'un corridor capable d'évacuer la production de futurs parcs photovoltaïques et de renforcer la fiabilité du réseau régional.
"ce projet va se traduire par la construction d'une ligne électrique d'une soixantaine de kilomètres avec de grands pylônes hauts de 30 à 50 mètres"
Impacts visibles : pylônes, paysages et communes
Le tracé proposé affecte une quarantaine de communes, dont une trentaine réparties entre les Landes, la Gironde et le Lot‑et‑Garonne. Les ouvrages envisagés auront une emprise importante : des pylônes de 30 à 50 mètres de hauteur et une largeur de passage d'environ 25 mètres. Pour les élus locaux et les riverains, ces dimensions posent des questions précises sur le paysage, l'agriculture et l'usage des sols.
- Longueur estimée : ~60 km
- Tension : 400 000 volts
- Hauteur des pylônes : 30–50 m
- Largeur d'emprise : 25 m
- Communes concernées : ~30
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Tension | 400 000 V |
| Longueur | ~60 km |
| Hauteur pylônes | 30–50 m |
| Commune d'arrivée | Allons (47) |
Réactions locales et calendrier de la concertation
Si certains élus landais interrogés ne s'opposent pas au projet et mettent en avant son rôle pour débloquer des opérations photovoltaïques, des voix s'élèvent ailleurs — notamment en Gironde — pour dénoncer une modification sensible des paysages et une emprise accrue sur les territoires ruraux. Pour le Lot‑et‑Garonne, la question centrale sera d'équilibrer besoins de raccordement et protection des secteurs agricoles et des sites remarquables.
RTE annoncera une vingtaine de rencontres publiques et d'échanges territoriaux à partir du 9 novembre, avec une première réunion programmée à Captieux (Gironde). La concertation s'étalera sur deux mois, jusqu'au 19 janvier, période pendant laquelle associations, élus et habitants pourront consulter les documents, proposer des alternatives de tracé et formuler des observations.
Sur le terrain, les discussions porteront sur les solutions d'atténuation (contournements, enfouissement partiel, positionnement des pylônes) et sur les compensations possibles pour les activités impactées, dont l'agriculture. Les détails techniques et environnementaux seront précisés au fil de la concertation.
Pour les habitants du Lot‑et‑Garonne concernés par l'aire d'étude, il sera important de suivre les réunions programmées et de consulter les dossiers mis à disposition afin de se faire une idée précise des emprises et des alternatives proposées.