Une exigence linguistique affirmée pour souder le groupe
À quelques jours d'une nouvelle saison où l'AS Saint-Étienne cherche à retrouver des certitudes, le club accueille un visage inédit sur son banc. Né à Dundee (Écosse), Ian Cathro s'attache déjà à poser les règles du vivre-ensemble au sein du vestiaire stéphanois. Sa consigne est nette : apprendre et parler le français n'est pas accessoire, c'est une marque de respect pour le club et la ville.
Le technicien, qui multiplie les interventions en français et suit des cours en visio, insiste sur la dimension culturelle de sa demande. Il ne s'agit pas, dit-il, d'imposer un cours intensif aux joueurs mais de cesser d'utiliser l'anglais par facilité. Pour lui, Saint-Étienne « n'est pas un club normal » et mérite un investissement collectif.
« Il ne faut pas venir à Saint-Étienne si vous voulez une vie facile. »
Contexte : un vestiaire multiculturel
Le staff rappelle que l'effectif compte un peu moins d'une vingtaine de nationalités, avec des joueurs anglophones, lusophones ou hispanophones. Cathro estime qu'une meilleure maîtrise du français facilitera le fonctionnement quotidien et l'esprit d'équipe, sans prétendre transformer les joueurs en polyglottes du jour au lendemain.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Origine de l'entraîneur | Dundee (Écosse) |
| Diversité du vestiaire | Un peu moins d'une vingtaine de nationalités |
Conséquences attendues pour le club et la ville
Cette orientation linguistique a plusieurs implications locales. D'abord, elle renforce l'image d'un club attaché à son territoire et à sa culture ouvrière : Saint-Étienne attend des joueurs qu'ils s'impliquent dans la vie du club et de la cité. Ensuite, sur le plan sportif, Cathro mise sur une communication améliorée pour accélérer l'intégration des recrues et fluidifier le travail collectif.
- Renforcement du sentiment d'appartenance au club.
- Meilleure communication sur le terrain et à l'entraînement.
- Possibles tensions si des joueurs rechignent à s'adapter, à surveiller par le staff.
Le nouvel entraîneur, déjà connu pour sa rigueur lors de ses passages précédents, a également choisi de modifier certaines pratiques médiatiques, comme la communication du groupe la veille des rencontres. Ses déclarations arrivent alors que le club vit une période de forte attention médiatique et populaire : les supporters restent attentifs aux résultats mais aussi aux signes d'une identité retrouvée.
À Saint-Étienne, où le football est ancré dans l'histoire locale, la langue devient ici un vecteur de cohésion autant qu'un symbole. Reste à voir comment cette volonté se traduira sur la pelouse et dans les relations entre joueurs, staff et public.