Un match à huis clos qui fait parler à Saint-Étienne
Le club de football local s’est retrouvé au centre d’une polémique après un amical disputé à Divonne-les-Bains contre Lausanne, disputé à huis clos. Malgré l’absence de public payant, une banderole hostile a été aperçue, adressée au milieu défensif Pierre Ekwah : « Ekwah, on te traquera tant que tu seras là. »
La présence de ce message, dans un match sans spectateurs, illustre la profondeur du malaise qui persiste entre une frange des supporters et un joueur sous contrat. Recruté en 2024, Ekwah demeure au centre d’un débat entretenu depuis la saison dernière.
Un joueur sur le banc, des questions pour le club
Présent lors de la rencontre, Pierre Ekwah n’a pas été utilisé. Le dossier reste suspendu : le joueur est sous contrat, et certains supporters refusent de l’accepter sur le terrain. Cette situation pose au club un dilemme humain et sportif dans la préparation de la saison.
« Moi, je suis arrivé en juillet, je ne suis pas intéressé par les événements qui se sont passés avant que j’arrive. (…) Mon problème, c’est de regarder devant et d’avancer avec des gens qui veulent faire partie du prochain chapitre du club. »
Cette réponse de l’entraîneur Ian Cathro, sans nommer le joueur, montre la volonté de la direction sportive de se concentrer sur l’avenir et sur le groupe qu’elle souhaite construire.
- Situation contractuelle : le joueur est sous contrat avec le club.
- Position des supporters : une partie manifeste son hostilité de façon visible.
- Réponse du staff : l’entraîneur prône le regard vers l’avenir et la cohésion.
Sur le plan local, ces tensions alimentent les discussions autour des valeurs du club et de sa relation avec une base de supporters souvent passionnée et exigeante. Pour Saint-Étienne, ville où le football est partie intégrante de l’identité collective, ces épisodes ont un retentissement important, tant dans les tribunes que dans les cafés et sur les réseaux.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Joueur concerné | Pierre Ekwah |
| Montant évoqué | 6 millions d’euros (recrutement en 2024) |
Le club doit désormais arbitrer entre gestion sportive, image publique et sécurité des personnes. Reste à voir si les prochains matches, amicaux ou officiels, permettront d’apaiser les tensions ou si la polémique prendra de l’ampleur.