Un sinistre nocturne qui laisse un foyer anéanti
Peu après 1 h 20 dans la nuit du 6 au 7 août, Saint-Loup-sur-Aujon a été réveillé par l'arrivée des sapeurs-pompiers appelés pour un feu prenant dans une ancienne ferme transformée en habitation. À leur arrivée, le toit était déjà fortement embrasé et l'ampleur du sinistre a nécessité un renfort conséquent des moyens de lutte contre l'incendie.
Les deux occupants, un homme de 96 ans et une femme de 94 ans, ont pu sortir de la maison à temps et sont indemnes. Ils ont néanmoins perdu leur logement : la bâtisse principale est « anéantie » selon les premiers constats.
Moyens engagés et déroulé de l'intervention
Face au risque de propagation, les secours ont mobilisé des équipes venues de plusieurs centres de secours. L'opération a été placée dans un premier temps sous le commandement du lieutenant Damien Bailly, puis du commandant Nicolas Paton, chef de colonne, au fur et à mesure de l'arrivée des renforts.
- 46 personnels engagés au plus fort de l'intervention
- 14 engins de lutte contre l'incendie acheminés
- Centres mobilisés : Arc-en-Barrois, Langres, Chaumont, Nogent, Châteauvillain
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Personnels engagés | 46 |
| Engins acheminés | 14 |
| Heure d'alerte | 1 h 20 |
Conséquences pour les sinistrés et la commune
Si la grange attenante a subi des dégâts — la toiture devra être refaite —, la partie habitation a été entièrement détruite. Le couple, relogé temporairement chez un proche, voit ses besoins compliqués par la mobilité réduite liée à leur âge : le seul logement disponible dans la commune n'est pas adapté.
« Je n’ai plus que mes chaussons »
Ces quelques mots du mari, recueillis en fin de matinée, résument l'urgence matérielle à laquelle la famille fait face. Son fils multiplie les démarches pour trouver un hébergement d'urgence et pour contacter les assurances et experts.
Intervenants et mesures
Les gendarmes d'Auberive se sont rendus sur place pour sécuriser le périmètre et procéder aux premières constatations. Le maire, Bénigne Cunier, est également venu soutenir les sinistrés. Les pompiers ont circonscrit l'incendie au lever du jour, mais ont dû poursuivre un travail de surveillance, notamment sur la grange encore embrasée et remplie de fourrage.
Les investigations pour déterminer l'origine exacte du feu et les éventuelles actions de prévention complémentaires seront conduites par les autorités compétentes. En attendant, la priorité reste l'accompagnement et le relogement de ce couple nonagénaire, dont la situation interpelle sur la disponibilité et l'adaptation des logements d'urgence dans les petites communes rurales.