Une chapelle mise en lumière par le réalisme animalier
Sur la place de Reynès, la chapelle Saint‑Paul se transformera du samedi 15 au samedi 22 août en un écrin pour les dessins de Catherine Allemane. L'exposition, première venue de l'artiste dans ce lieu, propose une succession de portraits d'animaux où la précision et la tendresse se mêlent.
Installée dans un décor sobre, chaque feuille porte la trace d'un long travail. L'artiste s'appuie sur des outils modestes — graphite, pierre noire, stylo‑bille et crayon de couleur — pour traduire la texture du pelage, l'éclat d'un œil ou la lumière qui sculpte une forme. Selon la présentation, chaque dessin demande « plusieurs dizaines d'heures » de réalisation.
Un parcours artistique au service du regard
Formée aux Beaux‑arts dans les années 1990, Catherine Allemane s'est d'abord orientée vers la sculpture et le modelage, avant d'intervenir en fonderie d'art à la cire perdue puis de créer des bijoux. La vie familiale l'a éloignée un temps de la pratique, mais un concours de circonstances l'a ramenée au dessin en novembre 2024, point de départ de cette série animalière.
« Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours dessiné », confie l'artiste.
Son travail ne se limite pas à une reproduction fidèle : il veut faire sentir « la présence au‑delà de l'apparence », interroger la force et la fragilité, et révéler une beauté discrète que l'on risque d'oublier.
La galerie d'êtres — entre faune sauvage et compagnons familiers
Parmi les sujets présentés figurent des fauves rêveurs, des primates expressifs, des chouettes aux aguets, un renardeau, un rhinocéros posé, un écureuil, un chien au regard mélancolique, un porc‑épic en éventail, un chat décoiffé et un poisson entouré de bulles. L'ensemble compose un tableau diversifié où coexistent sauvage et familier.
- Dates : du samedi 15 au samedi 22 août.
- Lieu : chapelle Saint‑Paul, Reynès.
- Techniques : graphite, pierre noire, stylo‑bille, crayons de couleur.
| Élément | Information |
|---|---|
| Période de la pratique retrouvée | novembre 2024 |
| Durée approximative par dessin | plusieurs dizaines d'heures |
| Support | dessin (divers outils secs) |
Pour les habitants de Saint‑Paul et des communes alentour sensibles aux expositions en espace patrimonial, la chapelle offre un cadre propice à la contemplation : lumière tamisée, silence relatif et proximité du village de Reynès favorisent l'immersion dans ces visages animaliers. L'exposition permettra aussi de mesurer le passage d'une pratique sculpturale à un travail du trait, où la finesse de la minutie devient langage.
Les rendez‑vous de ce type confirment que des lieux modestes, loin des circuits muséaux métropolitains, peuvent accueillir des propositions artistiques soignées et exigeantes. Pour les visiteurs, c'est l'occasion de retrouver, dans le regard d'un animal, une part d'humanité souvent oubliée.