Un bilan 2025 solide malgré une conjoncture nationale poussive
Le tableau dressé par Aintourisme pour l’année 2025 confirme la bonne tenue du secteur dans le département. Le volume d’hébergement atteint 12,9 millions de nuitées, dont plus de 4 millions en hébergement marchand. Dans un contexte français marqué par une météo capricieuse, une baisse des clientèles domestiques et européennes de proximité et une consommation sous pression, la fréquentation dans l’Ain se maintient. L’été 2025 y illustre une capacité d’adaptation qui distingue le territoire.
« Quant à l’été 2025, il confirme la capacité de l’Ain à s’adapter aux mutations profondes du tourisme français. [...] Dans ce cadre, la stabilité de la fréquentation observée dans l’Ain souligne la solidité du modèle local »
Les signaux sont clairs : progression des courts séjours, essor des hébergements locatifs et appétence renforcée pour des expériences authentiques, accessibles et proches de la nature. Dans le même temps, l’hiver 2024/2025 en montagne accuse un repli de – 5 %, confirmé par les professionnels. Le printemps, lui, s’est déroulé de manière satisfaisante, avec une affluence préservée.
Hébergements : le locatif tire la croissance, le plein air bat un record
Les formes d’accueil n’évoluent pas au même rythme. L’hôtellerie de plein air signe un niveau inédit avec près de 710 000 nuitées entre avril et septembre 2025. Inversement, la capacité d’accueil des campings, hôtels et résidences recule, quand le segment locatif progresse de + 19 %. Cette recomposition traduit des attentes plus flexibles, une recherche d’autonomie et des séjours modulables.
| Indicateur | 2025 |
|---|---|
| Nuitées totales (tous logements) | 12,9 millions |
| Nuitées en hébergement marchand | 4 millions + |
| Hôtellerie de plein air (avril–sept.) | ~ 710 000 |
| Évolution du locatif | + 19 % |
| Fréquentation hivernale en montagne | – 5 % |
Sur la carte départementale, le Pays de Gex s’impose comme destination privilégiée en matière d’hébergement. Les clientèles restent majoritairement issues de la région Auvergne‑Rhône‑Alpes, un ancrage de proximité qui conforte la résilience observée ces derniers mois.
Des atouts différenciants : paysages, patrimoine et accès
Le rapport met en avant des forces récurrentes : paysages variés, rapport qualité/prix jugé attractif, diversité des activités, facilité d’accès, gastronomie identitaire et patrimoine bien conservé. Des destinations labellisées, des stations vertes aux petites cités, offrent un maillage d’escales où l’on retrouve un minimum de divertissement de pleine nature : golf, randonnée, vélo (cyclo, VTT‑gravel), montagne. Le tout s’appuie sur des emblèmes connus, comme l’un des « plus beaux villages de France », Pérouges.
Une offre qui s’ajuste aux nouvelles pratiques
La montée en puissance des courts séjours et du locatif traduit des usages plus fractionnés, où l’on réserve au plus près des dates et où l’on privilégie des formats immersifs, souvent au contact direct de l’environnement. Les acteurs locaux s’alignent : l’accueil se renouvelle, les expériences « à taille humaine » gagnent en visibilité et la saisonnalité s’étire grâce à des propositions adaptées aux creux de fréquentation.
Ce qu’il faut retenir pour 2026
- La stabilité estivale observée en 2025 crée un socle de confiance pour les professionnels du secteur.
- Le boom du locatif et la performance du plein air invitent à conforter l’offre, tout en accompagnant la baisse de capacité côté hôtellerie et résidences.
- Le positionnement « nature accessible » reste un levier, soutenu par la proximité des clientèles AURA et l’attractivité du Pays de Gex.
Reste à poursuivre l’adaptation aux « mutations profondes du tourisme français », en consolidant les atouts qui font la différence locale et en veillant à l’équilibre entre fréquentation et qualité d’expérience.