Condamnation après une série d'incendies autour de Thouars
Le tribunal judiciaire de Niort a condamné mardi un quadragénaire pour une série de départs de feu commis fin juillet-début août dans le secteur de Thouars (Deux-Sèvres). L'homme, ouvrier agricole, a été reconnu coupable d'avoir volontairement provoqué 11 départs de feu entre le 25 juillet et son interpellation le 7 août. La peine prononcée est de trois ans de prison, dont un an avec sursis.
Les autorités ont mobilisé des moyens importants pour circonscrire les incendies. Selon l'audience, ces sinistres ont nécessité l'intervention de 117 sapeurs-pompiers et 44 engins, et ont été finalement maîtrisés sans faire de victimes, mais en causant des dégâts et une forte inquiétude chez les habitants.
«Des voix me disaient “passe à l’acte”, après je regrettais»
Interrogé au cours de sa garde à vue, le prévenu a reconnu les faits sans en fournir d'explication claire. Lors de l'audience, il a évoqué des impulsions difficilement contrôlables. La procureure a décrit le profil comme inquiétant, qualifiant l'auteur d'incendies de «pyromane» et signalant un terrain psychiatrique, avec une dépression.
- Nombre d'incendies : 11 départs de feu
- Période : du 25 juillet au 7 août
- Moyens engagés : 117 pompiers, 44 engins
- Peine : 3 ans de prison (1 an avec sursis)
Les sinistres se sont déroulés sur plusieurs communes voisines de Thouars, parfois à proximité immédiate d'habitations et de zones agricoles. Les témoins ont signalé la présence d'un véhicule — une Citroën blanche — à proximité de certains départs de feu, observation qui a facilité le travail des gendarmes menant les investigations.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Incendies imputés | 11 |
| Pompiers mobilisés | 117 |
| Engins | 44 |
| Période | 25/07 - 07/08 |
La condamnation a été rendue en comparution immédiate, procédure qui vise à juger rapidement les personnes en détention après leur arrestation. Les motivations précises du prévenu n'ont pas été établies publiquement : il a admis les actes mais a dit ne pas pouvoir expliquer pourquoi il les avait commis. L'affaire relance les inquiétudes locales concernant la prévention des incendies volontaires, d'autant que l'été a été marqué par des feux d'origine humaine à l'échelle nationale.
Pour les riverains et exploitants impactés, le jugement apporte une réponse pénale mais laisse en suspens la question du suivi psychologique et des réparations des dommages matériels. Les services de gendarmerie et de secours rappellent la vigilance et invitent toute personne témoin d'un départ de feu à alerter immédiatement les secours au 112 ou au 18.