Mort à Merrey et analyses génétiques : où en est la meute du Bassigny ?
Le suivi du loup assuré par l’Office français de la biodiversité (OFB) et relayé par la préfecture de Haute-Marne confirme que la meute installée dans le Bassigny commence à se disperser. Le 22 juillet, un canidé a été signalé mort suite à une collision ferroviaire sur la commune de Merrey. L’autopsie a établi qu’il s’agissait d’un mâle, apparemment âgé, et des analyses ADN sont en cours pour préciser son identité.
Les travaux de l’OFB remontent au début 2025, lorsque la présence d’un couple a été confirmée, suivie en mai par la preuve d’une reproduction : une vidéo avait permis d’identifier 7 louveteaux. Durant l’été 2025, des prélèvements (poils, fèces) ont permis de génotyper 5 individus sur les 9 loups présents à ce moment.
- Origines identifiées : un mâle présent depuis 2020 d’origine italienne, une femelle d’origine germano-polonaise.
- Portée 2025 : trois mâles génotypés issus de cette portée.
- Cas de mortalité : animaux retrouvés morts par collisions routières ou ferroviaires en octobre 2025, le 22 mars 2026 (Ardennes) et le 22 juillet 2026 (Merrey).
« La dispersion peut commencer relativement tôt, bien avant les 18 mois classiquement observés, puisque, à 10 mois, il avait déjà parcouru près de 200 km »
Ce constat de l’OFB, transmis via la préfecture, illustre les capacités remarquables de déplacement de l’espèce. Des résultats ADN récents ont permis de relier plusieurs individus retrouvés morts à la portée de 2025, confirmant que certains jeunes quittent le territoire natal très tôt.
| Date | Événement |
|---|---|
| Début 2025 | Confirmation du couple |
| Mai 2025 | Reproduction identifiée (7 louveteaux) |
| Été 2025 | Génotypage : 5 individus identifiés |
| 22 mars 2026 | Loup retrouvé mort dans les Ardennes (collision routière) |
| 22 juillet 2026 | Loup retrouvé mort à Merrey (collision ferroviaire) |
Une enquête est ouverte pour préciser les circonstances de la mortalité du spécimen retrouvé à Merrey et déterminer s’il s’agit du mâle adulte connu sur le territoire. Pour les acteurs locaux — éleveurs, collectivités, naturalistes — ces éléments renforcent la nécessité d’un dialogue et d’actions partagées autour de la cohabitation : surveillance renforcée, recours aux protections des élevages et communication sur les consignes à suivre en cas d’observation.
Le dossier restera à suivre au fil des prochains résultats ADN et des constats de terrain de l’OFB. Les cartes de présence et les génétiques apportent aujourd’hui des clés précises pour comprendre les dynamiques récentes de cette population dans le Grand Est.