Un projet international sur un site emblématique du Val-d'Oise
Des contacts sont en cours pour implanter un parc à thème Dragon Ball sur le terrain de l'ancien parc Mirapolis, à Courdimanche, dans l'agglomération de Cergy‑Pontoise. Selon des informations recueillies par l'AFP et relayées par plusieurs médias, les discussions opposent depuis avril les services de l'État, des élus régionaux et locaux, et la Qiddiya Investment Company, filiale dédiée au divertissement du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF).
Le dossier serait « très bien avancé », sans qu'aucune annonce officielle n'ait encore été faite. Le montant de l'investissement n'est pas confirmé, mais Politico évoque un montant qui pourrait dépasser le milliard d'euros. L'Élysée, la mairie de Courdimanche et l'agglomération de Cergy‑Pontoise n'ont pas confirmé ces éléments au moment des sollicitations.
Des réactions locales partagées
Sur le terrain, le projet suscite des réserves. Le député LFI du Val‑d'Oise a demandé au préfet de région « une réelle concertation » avec élus, associations et habitants. À Courdimanche, une élue d'opposition critique la méthode et privilégie des alternatives :
« vient de l'Elysée (...) sans la concertation préalable des habitants, des communes avoisinantes et de leurs représentants »
Elle se déclare plutôt favorable à une reconversion du site en pôle culturel, universitaire ou de recherche, qu'elle juge plus « réaliste, durable et soutenable pour la population ». Un observateur du groupe communiste au conseil régional alerte, lui, sur la desserte : il rappelle que les difficultés historiques de Mirapolis tenaient à une fréquentation faible et à une mauvaise accessibilité.
- Acteurs impliqués : Élysée, région Île‑de‑France, communes concernées, agences d'attractivité, Qiddiya (PIF).
- Site projeté : ancien parc Mirapolis, Courdimanche (Cergy‑Pontoise).
- Montant évoqué : potentiellement supérieur à 1 milliard d'euros (source Politico).
Un héritage compliqué : Mirapolis dans les mémoires
Mirapolis occupe une place particulière dans la mémoire locale. Ouvert en 1987, il fit longtemps figure d'initiative touristique régionale avant de fermer, victime notamment d'une fréquentation insuffisante. Le débat actuel interpelle sur la capacité d'un nouveau parc, même porteur d'une licence internationale forte, à surmonter les limites qui ont pesé sur son prédécesseur, en particulier l'accès routier et les transports en commun.
Questions pratiques et calendrier
À ce stade, aucun calendrier de travaux ni d'ouverture n'est public. Les préfectorats du Val‑d'Oise et d'Île‑de‑France n'ont pas répondu aux demandes d'information. Les habitants et les élus attendent désormais des précisions sur :
- le montage financier et les garanties (provenance des fonds, part publique/privée) ;
- les études d'impact (trafic, environnement, emplois locaux) ;
- les modalités de concertation locale.
| Point | Situation connue |
|---|---|
| Investisseur principal | Qiddiya Investment Company (filiale du PIF) |
| Localisation | Ancien parc Mirapolis, Courdimanche |
| Montant évoqué | Pourrait dépasser 1 milliard d'euros (Politico) |
Le dossier lie enjeux d'attractivité, souveraineté des investissements et planification locale. Tant que les autorités et les porteurs de projet ne communiqueront pas officiellement, les questions de desserte et de concertation resteront au cœur des débats dans le Val‑d'Oise.
Renaud Maziniak, correspondant InfoRadar dans le Val‑d'Oise