Un chantier hors norme sur l’ancienne base 110
Sur le site où, il y a encore quelques années, décollaient des Mirage 2000, un vaste champ de panneaux prend aujourd’hui place. La nouvelle centrale photovoltaïque, implantée entre Creil et Verneuil-en-Halatte, a été officiellement inaugurée le 2 juillet 2026. Ce projet, porté par l’entreprise Rubis-Photosol, symbolise la reconversion d’un foncier militaire inoccupé en production d’électricité renouvelable.
Après sept années de préparation et de travaux, le parc entre désormais en fonctionnement. Il a mobilisé jusqu’à 500 ouvriers aux phases les plus intenses et a été financé en partie par une levée de fonds citoyenne : près de 400 particuliers ont participé au tour de table.
Une capacité de production notable
Les dimensions parlent d’elles-mêmes : 331 830 panneaux répartis sur 140 hectares, soit l’équivalent d’environ 200 terrains de football. Sur une base annuelle, la centrale est annoncée pour produire 202 GWh, ce qui correspond, selon les estimations du promoteur, à la consommation d’environ 85 000 personnes.
« le second plus puissant parc solaire de France »
Les porteurs du projet le positionnent comme le deuxième parc solaire le plus puissant de France, derrière celui de Cestas en Nouvelle-Aquitaine. Le projet remonte au lancement de l’appel « Place au soleil » en 2018, qui visait notamment à identifier des terrains militaires inutilisés pour accueillir des installations solaires.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre de panneaux | 331 830 |
| Surface | 140 hectares |
| Production annuelle | 202 GWh |
| Équivalent ménages | 85 000 personnes |
| Investissement | 150 millions d'euros |
| Particuliers impliqués | 400 |
| Durée du projet | 7 ans |
Enjeux locaux et perspectives
Pour le territoire, l’installation représente d’abord une création d’activité pendant la phase de chantier et une valorisation d’un foncier qui restait à l’écart de l’économie locale. Le parc s’inscrit également dans une dynamique nationale visant à accélérer le déploiement des renouvelables sur des surfaces disponibles, notamment d’anciennes zones militaires. Sur le plan énergétique, la production ajoutée contribuera à renforcer l’autonomie locale en électricité renouvelable, tout en participant aux objectifs de transition fixés au niveau national.
Cependant, de telles infrastructures posent aussi des questions : gestion du foncier à long terme, intégration paysagère, maintenance et impact sur la biodiversité locale. Les promoteurs mettent en avant la réutilisation d’un site déjà artificialisé et la participation citoyenne comme éléments d’acceptabilité. La commune et la société exploitante auront à préciser les modalités de suivi environnemental et les retombées concrètes pour les habitants (emploi local, contribution aux finances communales, etc.).
Ce que cela change pour les habitants
- Une visibilité accrue du territoire de l’Oise sur la carte des grands projets énergétiques français.
- Des emplois pendant le chantier et des prestations régulières pour l’exploitation et la maintenance.
- Une source d’électricité renouvelable représentant une part significative des nouvelles capacités locales.
La mise en service de cette centrale marque une étape importante pour l’Oise dans la transition énergétique. Reste à suivre comment le site sera géré et valorisé dans les années à venir, et quelles mesures seront mises en place pour maximiser les bénéfices pour la population locale.