Nouvel épisode de prédation dans le sud de la Creuse
Dans la nuit du 15 au 16 octobre, un troupeau de brebis situé à Féniers a été attaqué : sept animaux ont été tués et vingt autres blessés, selon les services locaux. L'origine de l'attaque a été attribuée au loup à l'issue des premières constatations.
La situation a été examinée lors du comité loup qui s'est tenu ce mercredi à Féniers en présence de la préfecture. Le préfet Jean-Philippe Legueult a rappelé la gravité du choc subi par les éleveurs et les mesures publiques destinées à réduire les risques.
"C'est à chaque fois un traumatisme pour les éleveurs", a déclaré le préfet Jean-Philippe Legueult à l'issue du comité.
Les bilans officiels cités lors de la réunion font état, depuis le 1er janvier 2026, de chiffres marquants : il s'agit de la 10e attaque attribuée au loup dans le département cette année. Les services indiquent par ailleurs que cinq troupeaux ont été attaqués depuis le début de l'année et que 43 animaux ont été tués au total.
Des aides pour protéger les troupeaux, mais pas de garantie totale
Pour limiter les risques, l'État prend en charge à hauteur de 80% certaines protections : barrières électrifiées, filets mobiles ou chiens de troupeau. Le préfet a souligné que ces dispositifs "ne permettent pas de garantir la protection des bêtes à 100 %", tout en rappelant que "plus on met des mesures en œuvre et plus on réduit le risque d’être attaqué".
- Mesures subventionnées : barrières électrifiées, filets de protection mobile, chiens de troupeau.
- Couverture financière : prise en charge à 80% par l'État pour ces protections.
- Contexte : 10 attaques attribuées au loup en Creuse depuis janvier 2026, bilan cumulé de 43 animaux tués.
| Indicateur | Valeur (2026) |
|---|---|
| Attaques attribuées au loup (depuis le 1er janv.) | 10 |
| Troupeaux attaqués (depuis le 1er janv.) | 5 |
| Animaux tués (total cité) | 43 |
Sur le terrain, les éleveurs se disent partagés entre l'installation de dispositifs parfois coûteux et la nécessité de protéger leurs animaux. Plusieurs ont déjà sollicité les aides disponibles, mais la mise en place et l'entretien des protections demandent du temps et de l'organisation, notamment pour les petites exploitations.
Les autorités locales insistent sur la nécessité de signaler toute nouvelle attaque et de maintenir la vigilance, en particulier la nuit et aux lisières de bois. Les procédures d'expertise sont lancées après chaque incident pour confirmer la responsabilité du loup et permettre le versement éventuel d'indemnisations.
La fréquence des attaques cette année alimente le débat entre éleveurs, associations de protection animale et pouvoirs publics sur les réponses à apporter au retour et à l'expansion du loup dans les territoires ruraux. Dans l'immédiat, l'accent est mis sur la prévention et l'aide aux exploitations touchées.
Pratique : les éleveurs victimes d'attaques doivent contacter les services de la préfecture pour déclarer l'incident et connaître les modalités d'aide et d'indemnisation en vigueur.
Correspondance locale — Bastien Aufrère, InfoRadar Creuse.