Rassemblement maintenu au cœur de Guéret malgré l'arrêté
Samedi 24 octobre, environ 250 personnes se sont retrouvées devant l'hôtel de ville de Guéret pour participer à l'acte II de la mobilisation contre la vie chère, en dépit d'une interdiction préfectorale visant le centre-ville. Le rassemblement, organisé par la CGT, s'est déroulé sans incident notable et a ensuite pris la forme d'une déambulation en ville.
Les raisons d'une décision contestée
Hélène Canet, membre du bureau de l'union départementale de la CGT en Creuse, a exprimé son incompréhension face à l'interdiction :
« Cette interdiction était hallucinante. On assiste quand même à une dérive autoritaire. On tente de bafouer quand même un droit fondamental, celui de manifester. »Selon elle, les revendications portées samedi restaient les mêmes que lors du mouvement : lycéens, retraités, vie chère, prix des carburants et conditions de travail.
Un plan B refusé par les syndicats
La préfecture avait proposé un dispositif alternatif lors de la précédente mobilisation du 17 octobre, invitant les organisateurs à un rassemblement en périphérie de la ville (la gare avait notamment été évoquée). Les syndicats l'avaient alors jugé incohérent par rapport à l'objectif d'être « près des lieux de pouvoir » et avaient refusé cette proposition.
- 24 octobre : rassemblement à Guéret malgré l'arrêté préfectoral (environ 250 personnes).
- 17 octobre : proposition d'un plan B par la préfecture, refusée par les syndicats.
- 31 octobre : la CGT appelle à un acte III.
| Date | Événement |
|---|---|
| 17 octobre | Proposition préfectorale d'un rassemblement en périphérie (refusé) |
| 24 octobre | Acte II : rassemblement devant la mairie ~250 personnes |
| 31 octobre | Appel de la CGT à un acte III |
Un climat de méfiance et de détermination
Si l'interdiction a visiblement dissuadé certains, elle a aussi motivé d'autres manifestants qui considèrent que la défense du droit de manifester devient prioritaire. Les organisateurs affirment n'avoir rencontré « jamais de problématique » lors de manifestations déclarées, en rappelant toutefois des tensions passées lors de rassemblements locaux, comme le rassemblement contre le projet Biosyl en 2024.
Pour les habitants de Guéret, ce mouvement pose des questions pratiques et politiques : comment concilier sécurité et liberté de réunion en centre-ville, et quelles suites la mobilisation prendra-t-elle à l'approche du nouvel appel lancé par la CGT pour le 31 octobre ? Les réponses dépendront des choix des autorités locales et de l'attitude des organisations syndicales dans les prochains jours.