Une première réunion à Créteil pour faire le point
Les autorités du Val‑de‑Marne ont tenu le 9 juillet à Créteil leurs premières assises consacrées aux actes antireligieux, sous l’impulsion du nouveau préfet Stanislas Bourron. L’objectif affiché : dresser un état des lieux et préciser les mesures pour mieux prévenir et sanctionner ces faits.
La préfecture a communiqué des chiffres récents qui témoignent d’une relative stabilité du phénomène, mais aussi d’une inquiétude persistante sur la nature des atteintes et sur leur sous‑déclaration.
| Année | Nombre d'actes antireligieux |
|---|---|
| 2024 | 86 |
| 2025 | 91 |
| 2026 (1er semestre) | 40 |
Selon les services, 91 faits ont été relevés en 2025, soit environ un incident tous les quatre jours. Pour les six premiers mois de 2026, 40 faits ont déjà été enregistrés.
« apporter une réponse à chaque acte »
Des actes principalement symboliques, mais pas seulement
La majorité des incidents recensés se matérialisent par des tags, des menaces ou des dégradations. Des cas de violences physiques sont toutefois signalés, ce qui alimente la préoccupation des collectivités et des cultes locaux. La préfecture souligne également que de nombreux faits ne seraient pas systématiquement comptabilisés, en raison d’un signalement insuffisant ou d’un classement différent selon les procédures.
- Victimes : les personnes de confession juive restent les plus ciblées, deux fois plus que celles de confession musulmane.
- Évolution : les atteintes visant les musulmans augmentent, selon les autorités.
- Réponse publique : renforcement de la vigilance, sensibilisation et poursuites judiciaires annoncées.
Les assises ont réuni représentants des cultes, élus locaux, forces de l’ordre et acteurs associatifs pour définir des réponses coordonnées. Parmi les pistes évoquées figurent l’amélioration du recueil des signalements, la montée en puissance des partenariats avec les mairies et la formation des policiers et gendarmes pour mieux caractériser et poursuivre ces infractions.
Conséquences locales et démarches pratiques
Pour les habitants victimes d’un acte antireligieux : il est recommandé de porter plainte et de se rapprocher des services municipaux ou des associations locales qui peuvent accompagner le dépôt de plainte et proposer un soutien. Les mairies du département ont été invitées à relayer l’information et à faciliter le signalement.
Si la tendance générale n’affiche pas une hausse spectaculaire entre 2024 et 2025, la présence régulière d’incidents et la montée des faits visant certaines communautés maintiennent la question au cœur des priorités locales. Les prochaines semaines seront mises à profit pour préciser les outils opérationnels censés garantir une réponse systématique, comme l’a demandé la préfecture.
La mobilisation annoncée vise à ce que chaque incident soit mieux documenté et traité, afin d’éviter qu’une part importante des atteintes ne reste invisible aux yeux des autorités.