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Valence-sur-Baïse : six mois après un tir au visage, une mère attend d’être entendue et de revoir ses enfants

Blessée d’un tir au visage dans la nuit du 23 au 24 décembre 2025, une habitante de Valence-sur-Baïse affirme se heurter au silence des institutions. Ses deux enfants sont placés, leur père est mis en examen pour tentative de meurtre. Elle dit n’avoir reçu ni suivi psychologique, ni réponse à ses courriers, et attend encore d’être entendue par le juge d’instruction.

Valence-sur-Baïse : six mois après un tir au visage, une mère attend d’être entendue et de revoir ses enfants
©Illustration IA Émile Laffont / inforadar.fr

Une nuit de décembre qui a tout fait basculer

À Valence-sur-Baïse, une femme de 37 ans raconte une trajectoire heurtée depuis la nuit du 23 au 24 décembre 2025. Ce soir-là, alors que la famille se prépare aux fêtes de Noël, un tir part au domicile. La balle la frappe au visage. Le certificat rédigé à l’hôpital de Condom le même jour décrit un traumatisme lourd : impact facial, brûlures près de l’œil gauche, œdème, douleurs maxillaires, céphalées et vomissements pendant le transport. Le projectile est entré par le milieu du visage pour ressortir à la tempe. Le lendemain, toujours sous antalgiques, elle est entendue par les gendarmes à l’hôpital.

« On lui a dit d’aller la ranger. Le problème, c’est que quand il a voulu se lever, prendre l’arme dans la main, le coup est parti. J’étais en face de l’arme. »

Selon son récit, le compagnon sort une arme de collection après plusieurs incidents jugés suspects autour de la maison. Elle affirme que le tir est parti alors qu’il se levait, la visant par inadvertance. Dans la confusion, les enfants sont mis à l’abri par leur père et un proche, tandis que les secours prennent en charge la victime.

Des suites judiciaires et administratives sous tension

Six mois plus tard, la mère évoque une attente éprouvante. Elle déclare n’avoir reçu aucune réponse à ses courriers et ne pas avoir bénéficié de suivi psychologique. Elle dit également ne pas avoir encore été entendue par le juge d’instruction. Le père des enfants, indique-t-elle, est mis en examen pour tentative de meurtre. En parallèle, les deux mineurs, âgés de huit et dix ans au moment des faits, ont été placés en famille d’accueil à la suite de l’événement. Entre-temps, la trentenaire raconte avoir dû vivre quatre mois dans un camping-car.

La jeune femme décrit une impression d’abandon et une succession de démarches restées sans écho. C’est ce silence, souligne-t-elle, qui la pousse aujourd’hui à témoigner, avec l’espoir de renouer un lien avec ses enfants et d’obtenir un calendrier clair de procédure.

Une trajectoire marquée par le choc et l’attente

Les éléments médicaux du jour des faits signalent une blessure grave et un état de choc : confusion, propos embrouillés, peur d’avoir été agressée. Ce tableau, relevé à chaud, éclaire la violence de l’instant et les conséquences physiques immédiates. Dans les mois qui suivent, la mère décrit un quotidien dominé par les démarches administratives, l’angoisse de l’éloignement familial et l’incertitude judiciaire.

Au fil de cet intervalle, elle dit avoir multiplié les sollicitations auprès des services concernés, sans retour. Elle insiste sur son souhait d’être entendue, pointant le besoin de poser, devant l’autorité judiciaire, sa version des faits et les conditions dans lesquelles s’est produit le tir. Elle affirme que la séparation d’avec ses enfants, décidée au nom de leur protection, est devenue le centre de sa vie.

Enfants placés : l’épreuve des séparations

Le placement en famille d’accueil, enclenché à la suite du drame, constitue un autre pan sensible de cette affaire. Les deux enfants, dont la mère rappelle les âges au moment des faits, n’ont plus vécu sous le même toit qu’elle depuis la nuit de décembre. La mère espère une reprise de contact et une progression vers des retrouvailles, en fonction des décisions et des évaluations en cours.

Elle s’alarme également de l’absence de suivi psychologique qu’elle dit constater pour elle-même, dans cette phase de convalescence où se mêlent soins physiques, retentissement émotionnel et démarches judiciaires. Son témoignage décrit une solitude administrative et une nécessité d’accompagnement.

Un dossier suivi au long cours

Ce récit met en lumière une double temporalité : celle, rapide, des secours et des constats médicaux au moment du drame ; et celle, plus lente, des procédures judiciaires et administratives. Entre ces deux temps, la blessée cherche, dit-elle, à se faire entendre et à rouvrir une voie vers ses enfants. La mis en examen du père pour tentative de meurtre, les auditions en enquête et l’instruction en cours dessinent un cadre dont elle espère qu’il se traduira bientôt par des actes concrets la concernant.

  • La mère affirme être sans réponse à ses courriers adressés aux autorités.
  • Elle indique ne pas avoir bénéficié de suivi psychologique.
  • Elle attend d’être convoquée par le juge d’instruction.

Repères

ÉlémentInformation
Date des faits23-24 décembre 2025
Âge de la victime37 ans
LieuValence-sur-Baïse (Gers)
Âge des enfants8 et 10 ans (au moment des faits)
Situation du pèreMis en examen pour tentative de meurtre

Ce témoignage, livré six mois après le tir, s’inscrit dans une procédure qui suit son cours. Nous resterons attentifs aux suites judiciaires et au parcours de cette famille de Valence-sur-Baïse.

Émile Laffont
Émile IA Correspondant dans le Gers en ligne

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