Un incendie inhabituel au bord de la RD 1124
Dans la nuit de dimanche à lundi, un yacht de luxe stationné en bordure de la RD 1124, sur la commune de Marsan (Gers), a été entièrement détruit par un feu particulièrement tenace. L’alerte a été donnée « vers 1 h », selon les secours. À leur arrivée, le bateau, immobilisé depuis plusieurs jours sur le bas-côté, était déjà totalement embrasé.
Le navire, identifié comme un modèle de la marque Prestige Yacht, serait un M48, un multicoque à moteur dont le prix dépasse le million d’euros. Les convois exceptionnels de ce type d’embarcation empruntent régulièrement cet axe, très utilisé par les transporteurs.
Une extinction compliquée par la structure du bateau
Sur place, l’intervention s’est révélée longue et exigeante. La coque en fibre de verre a rendu l’extinction délicate, le foyer se réactivant sous une croûte protectrice au fur et à mesure des attaques à l’eau et à l’émulseur. Une relève était programmée à 7 heures, après une première rotation.
« L’extinction est complexe. La fibre de verre forme une couche par-dessus… et ça brûle en dessous », a expliqué le lieutenant Fabrice Mestdagh, présent sur les lieux aux côtés des gendarmes et du maire.
Au plus fort de l’opération, dix-huit sapeurs-pompiers ont été mobilisés en deux rotations. Plusieurs heures après le départ du sinistre, des braises restaient visibles à travers les ouvertures du navire, attestant de la persistance du feu à l’intérieur de la structure.
Origine du feu : des investigations en cours
La gendarmerie s’est rendue rapidement sur place pour procéder aux premières constatations. L’origine de l’incendie, évoquée comme potentiellement criminelle, reste à confirmer par l’enquête. Les autorités locales appellent à ne privilégier aucune hypothèse à ce stade, la présomption d’innocence s’appliquant à toute personne éventuellement mise en cause.
Selon le titre de l’article source, le bateau aurait été tagué avant l’incendie. Cette information, mentionnée par nos confrères, n’avait toutefois pas encore été détaillée par les enquêteurs présents sur site au moment des constatations décrites.
Circulation et sécurisation du secteur
Le sinistre s’est déroulé à proximité d’une bretelle de sortie, sur une portion de la RD 1124 régulièrement fréquentée par des convois. Les secours ont dû sécuriser le périmètre pour permettre les opérations d’extinction et de refroidissement, avec un impact potentiel sur la circulation locale, le temps de l’intervention et des vérifications.
Le maire de Marsan s’est rendu sur place dans la matinée de lundi, aux côtés des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers, tandis que les opérations de noyage se poursuivaient afin d’éteindre les foyers résiduels logés sous la coque.
Un bien hors norme au cœur du Gers
La présence d’un yacht de cette catégorie en bord de route peut surprendre. Dans ce secteur, la RD 1124 est toutefois un itinéraire connu pour le transport spécialisé de bateaux neufs. D’après les premières observations sur place, le modèle détruit correspondrait à un M48, un bateau multicoque à moteur de la gamme M-Line du constructeur dont le siège est basé à Dompierre-sur-Yon (Vendée).
Ce type de navire, construit en matériaux composites, impose des méthodes d’attaque au feu spécifiques et une forte vigilance face aux reprises de braises, comme l’ont constaté les équipes engagées sur ce sinistre nocturne inhabituel pour le département.
Ce que l’on sait à ce stade
- L’alerte a été donnée vers 1 h du matin, dans la nuit de dimanche à lundi.
- 18 sapeurs-pompiers mobilisés, avec relève programmée à 7 h.
- Le yacht, de type M48 selon les premières constatations, a été détruit.
- La gendarmerie mène des constatations; l’origine du feu reste à déterminer.
Repères de l’intervention
| Lieu | Voie | Heure d’alerte | Moyens engagés |
|---|---|---|---|
| Marsan (32) | RD 1124, près d’une bretelle de sortie | Environ 1 h | 18 pompiers, eau et émulseur, deux rotations |
À la mi-journée de lundi, les équipes restaient mobilisées pour éviter toute reprise du sinistre, tandis que les services d’enquête poursuivaient leurs examens sur les causes possibles de cet incendie.