Une prise de parole locale dans une journée de mobilisation nationale
À Villefranche-sur-Saône, ce samedi 4 juillet 2026, l’intercollectif féministe caladois a occupé le Jardin Sud de l’hôtel de ville. À l’appel de Femmes égalité, Les Chouettes effraient, Nous Toutes et Nouvelle Vague — en l’absence d’Arc en Calade — la mobilisation s’inscrivait dans la journée nationale dédiée à une revendication claire : une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
« L’affaire Lyhanna a été l’élément déclencheur. »
Dans un format sobre mais déterminé, les intervenantes et intervenants ont rappelé l’objectif : obtenir un cadre législatif global face aux violences sexistes et sexuelles. Les prises de parole ont enchaîné, micro en main, pour détailler les attentes et pointer les angles morts ressentis sur le terrain.
Des symboles pour parler de responsabilités
Le rassemblement s’est ouvert par une animation symbolique : six ballons confiés au public, chacun au nom d’une institution. Parmi elles : la justice, l’État, la protection de l’enfance ou encore les services de santé. Un geste pour rappeler que la réponse à ces violences implique une chaîne d’acteurs, et que chaque maillon compte lorsqu’il s’agit d’accueil, d’orientation, de protection et de suivi.
Des messages lisibles, une demande unique
Sur les pancartes, les slogans ne laissaient pas de place au doute : la priorité, c’est une loi-cadre qui rassemble prévention, protection, sanctions et moyens. Dans le jardin, l’atmosphère mélait gravité et pédagogie, avec l’idée de rendre visibles des réalités qui, trop souvent, se taisent.
- Exiger une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
- Nommer les violences sexistes et sexuelles et leurs impacts.
- Interpeller les institutions sur leurs responsabilités concrètes.
Un ancrage local assumé
L’intercollectif a articulé sa mobilisation depuis Villefranche-sur-Saône, écho d’une dynamique plus large. Le choix du Jardin Sud face à la mairie n’est pas anodin : un lieu de passage, visible, pour interpeller sans détour. Si chacun des groupes présents agit à son échelle, la scène commune a permis de coordonner les messages et d’amplifier les voix.
Qui était autour de la table
Les collectifs cités par les organisatrices ont tenu à se présenter ensemble, montrant un front commun. Un absent toutefois : Arc en Calade, également membre de l’intercollectif, n’a pas pu se joindre au rassemblement.
| Collectif | Présence |
|---|---|
| Femmes égalité | Présent |
| Les Chouettes effraient | Présent |
| Nous Toutes | Présent |
| Nouvelle Vague | Présent |
| Arc en Calade | Absent |
Sur place, des revendications explicites
Au fil des prises de parole, les demandes se sont précisées : une loi qui couvre l’ensemble du parcours des victimes, depuis le premier signal jusqu’à la décision judiciaire, en passant par la mise à l’abri, l’accès aux soins et l’accompagnement. L’idée centrale : faire système. Les organisateurs ont martelé que l’efficacité se mesure autant dans l’accès aux dispositifs que dans leur coordination.
Dans ce coin du Rhône, la visibilité donnée à ces revendications s’inscrit dans le temps long : ancrer, expliquer, relayer. Les participantes et participants ont conclu en rappelant que la demande d’une loi intégrale se nourrit d’expériences locales et de retours de terrain, là où se jouent l’accueil des plaintes, le suivi social et les parcours de soins.