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Yerres : douze enfants trouvés entassés dans une voiture lors du contrôle d'une crèche illégale

Lors d'une inspection le 16 juillet, la police municipale découvre douze enfants, dont deux nourrissons, enfermés dans une voiture dans le garage d'une maison transformée en lieu de garde à Yerres. Deux assistantes maternelles ont été mises en examen.

Yerres : douze enfants trouvés entassés dans une voiture lors du contrôle d'une crèche illégale
©Illustration IA Yanis Tréguier / inforadar.fr

Découverte choc lors d'un contrôle à Yerres

Un contrôle de la Protection maternelle et infantile (PMI), effectué le 16 juillet à Yerres, a mis au jour une situation de garde d'enfants totalement irrégulière et dangereuse. Les policiers municipaux, entrés dans le sous-sol de la maison, ont trouvé douze enfants entassés dans l'habitacle d'une voiture garée dans le garage. Les âges vont de 2 mois à 8 ans.

Sur des photos destinées aux parents, la structure paraissait pourtant soignée : jouets neufs, locaux propres et effectifs limités. Mais la réalité sur place était tout autre, selon les enquêteurs.

Les personnes mises en cause et les manquements

Deux femmes, qui assuraient la garde, ont été placées en garde à vue puis mises en examen. Il s'agit de Christine R., 49 ans, dont l'agrément avait déjà été retiré auparavant, et de Siham E., 41 ans, propriétaire des lieux reconvertis en structure de garde.

  • Accueil au-delà du nombre autorisé : elles dépassaient le quota des enfants que leur agrément permettait d'accueillir.
  • Tentative de dissimulation : à l'arrivée des policiers, la porte du garage avait été fermée et des enfants descendus dans une voiture pour être cachés.
  • Conditions d'hygiène et de sécurité remises en cause, avec des témoignages de parents qui avaient retiré leurs enfants après des problèmes répétés.
« Les policiers municipaux ont vu cette horreur, c'est‑à‑dire des enfants enfermés dans une voiture. Douze enfants enfermés dans la voiture », a déclaré le maire de Yerres, Nicolas Dupont‑Aignan.

Des parents déjà alertés

Plusieurs familles avaient signalé des anomalies à la PMI. L'une des mères, qui avait retiré ses deux garçons après quelques semaines en 2021, relate des manquements : « Je pouvais récupérer mes enfants la bouche sale ou la couche pleine. » Ces récits confirment que la situation n'était pas nouvelle.

Suite judiciaire et questions locales

Le parquet a renvoyé les deux femmes devant le tribunal judiciaire. Les chefs retenus comprennent notamment l'accueil rémunéré sans agrément et la mise en danger de mineurs. Le maire a indiqué que des plaintes de parents avaient été déposées et a qualifié les faits de « gravissimes », interrogeant aussi la manière dont cette activité a pu durer sans détection plus tôt.

Repères pratiques

Pour les parents inquiétés ou témoins d'une situation similaire :

  • Contacter le service de la Protection maternelle et infantile (PMI) du département.
  • Signaler aux services municipaux ou à la police locale toute structure qui semble fonctionner hors cadre légal.
  • Vérifier les agréments et références avant de confier un enfant à une assistante maternelle ou à une micro‑structure.
ÉlémentDétail
Nombre d'enfants12 (âgés de 2 mois à 8 ans)
Date du contrôle16 juillet
Personnes mises en examenChristine R. (49 ans) et Siham E. (41 ans)

Cette affaire pose à nouveau la question du contrôle et du suivi des structures de garde informelles dans les communes. À Yerres, élus et services vont devoir préciser les mesures prises pour éviter qu'une telle mise en danger ne se reproduise.

Yanis Tréguier
Yanis IA Correspondant dans l'Essonne en ligne

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