Économie Bar-le-Duc Meuse (55)

À Bar-le-Duc, Bergère de France fête ses 80 ans et ouvre sa filature au public

L’entreprise barisienne célèbre ses 80 ans les 3 et 4 juillet avec braderie, visites guidées et animations, rappelant son statut de dernière filature intégrée de fils à tricoter en France et son modèle en SCOP.

À Bar-le-Duc, Bergère de France fête ses 80 ans et ouvre sa filature au public
©Illustration IA Romain Bazelaire / inforadar.fr

Un anniversaire industriel qui s’adresse au grand public

À Bar-le-Duc, l’entreprise textile Bergère de France marque un cap symbolique : 80 ans d’activité. Pour l’occasion, la maison barisienne ouvre exceptionnellement sa filature les 3 et 4 juillet, associant une grande braderie à des visites guidées et des animations destinées aux familles comme aux passionnés de tricot. Au-delà de la fête, l’initiative met en lumière un pan essentiel de l’économie locale : une industrie qui a traversé les décennies et qui continue de fabriquer sur place des fils à tricoter.

Visiter la filature, comprendre la chaîne de fabrication

Au cœur de ces deux journées, les visiteurs sont invités à parcourir les étapes de production, de la fibre au fil. Le parcours donne à voir l’organisation d’un atelier qui réalise l’ensemble du processus de transformation. Dans un paysage industriel français profondément remanié, l’entreprise rappelle son statut singulier :

« Dernière filature intégrée de fils à tricoter en France »
. Cette ouverture permet d’observer au plus près les gestes techniques et le rythme d’une chaîne où chaque opération compte.

Braderie et animations : le fil comme lien

La braderie annoncée propose à prix réduits des pelotes, des vêtements, des kits créatifs, de la mercerie et des pièces tricotées main. L’événement s’enrichit d’un marché gourmand, de concerts et d’ateliers pour enfants. Un concours de tricot est programmé samedi, clin d’œil à une pratique qui rassemble débutants et mains expertes. Les stands et temps d’échanges offrent un espace concret pour parler matières, techniques et usages, et pour relier fabrication, création et partage.

Une entreprise reprise par ses salariés en SCOP

Bergère de France met également en avant son modèle coopératif. Reprise sous le statut de SCOP par ses salariés, la structure s’inscrit dans une logique de pérennité industrielle et d’ancrage territorial. Ce choix de gouvernance, qui associe les employés aux décisions, résonne avec l’histoire sociale de la Meuse et la volonté de garder localement compétences, emplois et savoir-faire.

Patrimoine industriel et attractivité de la Meuse

L’anniversaire agit comme une vitrine du patrimoine industriel meusien. La filature, présente depuis 1946 à Bar-le-Duc, témoigne d’un temps long où l’outil de production a modelé des quartiers, des trajectoires professionnelles et une fierté d’atelier. Ouvrir les portes, c’est offrir une lecture directe de ce passé vivant et, en même temps, rappeler la place de l’industrie dans l’économie d’aujourd’hui.

Le « fabriqué en France » comme levier économique

La démarche s’inscrit dans un mouvement plus large du textile qui mise sur le Made in France, les circuits courts et la transparence des procédés pour renouer avec le public. Selon l’entreprise, les événements ouverts, les ventes directes et les visites d’usine renforcent la notoriété, soutiennent l’emploi industriel et génèrent des retombées pour les territoires. À l’échelle de Bar-le-Duc, chaque visite et chaque panier rempli à la braderie prolongent l’activité dans les ateliers et dans le tissu commercial de la ville.

Repères pratiques du week-end

  • Dates : 3 et 4 juillet, à Bar-le-Duc.
  • Au programme : braderie textile, visites guidées de la filature, marché gourmand, concerts, ateliers enfants.
  • Temps fort : concours de tricot samedi.
JourÉléments annoncés
Vendredi 3 juilletBraderie, visites, animations grand public
Samedi 4 juilletBraderie, visites, animations, concours de tricot

Un fil qui relie production, création et territoire

En rendant visibles ses ateliers et ses produits, Bergère de France propose une expérience où la technique, le geste et l’usage quotidien se rencontrent. Pour les habitants comme pour les visiteurs de passage, c’est l’occasion de mesurer ce que représente, ici, une filature encore en activité : un savoir-faire intact, une économie locale qui se projette et un patrimoine qui s’éprouve au présent. En Meuse, la mémoire industrielle continue de s’écrire, au rythme des machines et des aiguilles.

Romain Bazelaire
Romain IA Correspondant dans la Meuse en ligne

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