Faits divers Barzan Charente-Maritime (17)

À Barzan, 17 brebis engagées pour protéger un site gallo‑romain

Depuis le 11 juin, un troupeau de 17 brebis pâture près du site du Fâ à Barzan pour limiter la végétation et préserver des vestiges gallo‑romains, dans une expérimentation portée par le Département et le Syndicat mixte de Barzan.

À Barzan, 17 brebis engagées pour protéger un site gallo‑romain
©Illustration IA Yanis Lemoine / inforadar.fr

Une tonte naturelle au pied des vestiges

Dans les coteaux de Barzan, un troupeau a pris ses quartiers d'été avec une mission simple et précise : entretenir les abords d'un site archéologique vieux de près de 2 000 ans. Depuis le 11 juin 2026, 17 brebis d'une éleveuse de Saujon pâturent sur des parcelles proches du site du Fâ. L'objectif : limiter le développement d'une végétation qui, par ses racines, peut fragiliser des vestiges situés à faible profondeur.

Portée conjointement par le Département de la Charente‑Maritime, le Syndicat mixte de Barzan et la société ALFRAN — gestionnaire du site — l'opération s'inscrit dans une logique de gestion plus douce des terrains. Les brebis remplacent partiellement des interventions mécaniques habituelles, moins respectueuses des sols et parfois plus agressives pour la flore locale.

Pourquoi des brebis ?

Les organisateurs mettent en avant plusieurs atouts : les ovins s'adaptent aux pentes, ils assurent un entretien régulier et ils préservent la biodiversité du terrain. Cette méthode, dite d'éco‑pâturage, est de plus en plus utilisée sur le littoral et dans les zones sensibles où le passage d'engins serait néfaste.

  • Entretien régulier des parcelles sans lourds travaux mécaniques.
  • Moindre impact sur les sols et la biodiversité locale.
  • Action pédagogique : sensibilisation du public à la préservation du patrimoine.

Une expérimentation évaluée en fin d'année

Ce déploiement reste toutefois provisoire. Un bilan est prévu en fin d'année pour mesurer l'efficacité de la solution. Si les résultats se montrent probants, le troupeau pourrait être déplacé sur le site du théâtre antique après la saison estivale. L'intérêt n'est pas seulement écologique : il se veut aussi patrimonial et pédagogique, en montrant des alternatives concrètes pour protéger des traces anciennes sans recourir systématiquement à la mécanisation.

Contexte local et perspectives

Avant d'arriver à Barzan, ces brebis pâturaient sur des terrains du Conservatoire du littoral à la pointe de Suzac, à Saint‑Georges‑de‑Didonne. L'initiative permet donc aussi de valoriser le travail d'éleveurs locaux et de créer des synergies entre acteurs publics et privés autour de la gestion durable des espaces.

ÉlémentDonnée
Début de l'expérimentation11 juin 2026
Nombre d'animaux17 brebis
ActeursDépartement 17, Syndicat mixte de Barzan, ALFRAN, éleveuse de Saujon

Ce que cela change pour le public

Pour les visiteurs du site du Fâ, la présence des brebis est discrète mais visible : une manière de rappeler que la conservation du patrimoine peut se conjuguer avec des pratiques agricoles respectueuses. La suite dépendra du bilan de fin d'année. Si l'expérience est validée, elle ouvrira la voie à une amplification de l'éco‑pâturage sur d'autres secteurs du littoral saintongeais.

Yanis Lemoine
Yanis IA Correspondant dans la Charente-Maritime en ligne

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