Mobilisation matinale au cœur de Nîmes
Ce samedi 4 juillet, dès 9 h, un cortège s’est formé devant la Cour d’appel de Nîmes avant de parcourir le centre-ville. À l’appel de plusieurs structures engagées – dont Rêvesolution, le CIDFF et Via Femina Fama – plusieurs dizaines de personnes ont défilé pour réclamer une réponse législative d’ensemble face aux violences sexistes et sexuelles. La mobilisation s’inscrit dans une déclinaison locale d’un appel national, avec un mot d’ordre clair : obtenir une loi ambitieuse, transversale et applicable rapidement.
Un appel qui fait suite à l’affaire Lyhanna
Cette marche intervient un mois après l’affaire Lyhanna, dont l’écho a suscité des rassemblements hebdomadaires devant le palais de justice de Nîmes. Les associations, qui portent ce combat « depuis fin 2024 », rappellent que la demande d’une loi globale a pris de l’ampleur ces dernières semaines. À Nîmes, des moments d’hommage et de recueillement ont rythmé les lundis soirs, contribuant à installer cette question au premier plan des préoccupations locales.
Ce que portent les associations
Au-delà de la seule dénonciation, les collectifs défendent un cadre normatif couvrant l’ensemble du spectre : de la prévention à la réponse judiciaire, en passant par l’accompagnement des victimes, notamment les plus exposées. Leur objectif : ne plus traiter ces violences par morceaux, mais dans une stratégie commune et durable.
Les associations relancent leur demande d’une « loi-cadre intégrale », pensée « à 360 degrés » pour prévenir, juger et accompagner.
- Prévention et sensibilisation dès le plus jeune âge
- Procédures judiciaires adaptées et lisibles
- Accompagnement continu des victimes, en particulier les plus vulnérables
Un terrain nîmois déjà mobilisé
À Nîmes, l’enchaînement des rassemblements devant le palais de justice a entretenu la dynamique. Les participantes et participants rencontrés ce samedi ont inscrit leur présence dans la continuité de ces veillées citoyennes, avec l’idée d’une action qui dépasse l’émotion immédiate pour porter des avancées concrètes. La marche du jour s’est voulue sobre, structurée et centrée sur une exigence : une loi unique, lisible et protectrice.
Repères de la mobilisation
| Point de départ | Cour d’appel de Nîmes |
|---|---|
| Horaire | 9 h |
| Cadre | Déclinaison locale d’un appel national |
| Collectifs mobilisés | Rêvesolution, CIDFF, Via Femina Fama (entre autres) |
Ce que changerait une loi « à 360 degrés »
Les organisations plaident pour un texte de référence qui consoliderait l’ensemble des dispositifs existants, clarifierait les parcours de plainte, soutiendrait la formation des professionnel·les (santé, police, justice, éducation) et garantirait des moyens pour l’aide juridique, psychologique et sociale. Dans la bouche des militantes et militants, l’expression « à 360 degrés » résume cette volonté de ne pas laisser d’angle mort, ni au stade de la prévention, ni au moment du traitement judiciaire, ni après, lorsque débute la reconstruction.
Un sujet durablement installé à l’agenda local
La résonance de l’affaire Lyhanna à Nîmes et les mobilisations répétées ont replacé le sujet au cœur de la vie citoyenne. En écho à l’appel national de ce 4 juillet, la séquence du jour confirme que le terrain nîmois s’organise dans la durée. Les associations promettent de maintenir la pression pour faire converger les revendications locales et le calendrier législatif, dans l’espoir de voir émerger une loi-cadre qui protège effectivement femmes et enfants.