Entre Beauce et Gâtinais, le Théâtre du Donjon de Pithiviers fait partie de ces scènes de proximité qui aiment la rencontre directe, le pas de côté, l’échange sans filtre. C’est dans ce cadre feutré que se jouera, le vendredi 9 octobre à 20h30, Très cher journal, une proposition d’Arthur Sangra, alias Rathur. Un seul-en-scène qui revendique la fantaisie autant que la fragilité, porté par une voix reconnaissable et une présence scénique qui bouscule la frontière entre l’artiste et le public.
Un cabaret à hauteur d’homme
Le point de départ est simple : ouvrir le carnet avant la représentation, partager ce qui précède l’entrée en scène. Rathur en fait une matière poétique, entre confidences et éclats d’humour. Le spectacle plonge dans un journal intime pré-spectacle, où se déposent tour à tour les doutes, les peurs, les fragilités, mais aussi l’ardeur de créer. La forme flirte avec l’esprit du cabaret : un fil tendu entre textes, improvisations et chansons, pour composer une parenthèse tantôt légère, tantôt émouvante.
« Entre récit, chanson et théâtre, il tisse un lien complice avec le public »
Cette promesse de proximité guide l’ensemble. Ici, pas de masque sans contrechamp : l’artiste convie les spectateurs au plus près de l’atelier, à ce moment où l’on répète, où l’on rature, où l’on recommence. Le propos embrasse des thèmes universels — échec, oubli, maladie, rêves manqués — et joue de cette matière brute pour dessiner les contours d’une envie tenace : celle d’être artiste, coûte que coûte.
Rathur, funambule entre les genres
À la scène, Arthur Sangra apparaît sous le nom de Rathur, comédien et chanteur, « inclassable » selon ses pairs. Sa signature tient dans cette bascule permanente : un pied sur le texte, l’autre sur la chanson, avec des incursions dans l’improvisation. La narration avance par fragments, le chant vient relancer l’écoute, l’adresse directe installe la connivence. Une façon de rappeler que l’art de la scène n’est pas qu’un résultat, mais un chemin fait d’élans, de bifurcations et de reprises.
Une sortie accessible aux publics du Cher
Si le rendez-vous se tient en Loiret (45), il demeure à portée des habitants du Cher (18) désireux de s’offrir une soirée hors des sentiers battus, dans une salle à taille humaine. Pour les spectateurs du nord du département notamment, cette proposition peut constituer une échappée culturelle où l’écoute prime sur l’effet, où le récit personnel devient miroir.
Informations pratiques
La représentation est unique à cette date annoncée. La réservation en ligne est d’ores et déjà ouverte via la billetterie du théâtre.
| Œuvre | Très cher journal – Rathur (Arthur Sangra) |
|---|---|
| Date | Vendredi 9 octobre |
| Heure | 20h30 |
| Lieu | Théâtre du Donjon, Pithiviers (Loiret) |
Réserver sa place
- Billetterie et informations : theatredudonjon.mapado.com
- Conseil pratique : anticiper la réservation pour garantir l’accès à la salle.
Au cœur d’un automne culturel riche dans la région, ce rendez-vous propose un regard franc sur la fabrique d’un spectacle. Pas d’apparat superflu : une scène, une voix, et cette manière d’assembler mots et mélodies pour dire l’époque à hauteur d’individu. Ceux qui privilégient l’authenticité des petites formes y trouveront une proposition lisible et directe, où le sens se construit à vue. Une expérience à partager, de préférence sans se presser, pour laisser le temps au récit de faire son travail d’écho.