Un visage familier des rues de Privas
Dans les pas de celles et ceux qui font battre le cœur du centre-ville de Privas, il y a Vanneth Durand. Son comptoir, porté depuis huit ans avec son mari sous l'enseigne Chez Vanneth, a trouvé sa place auprès des amateurs de cuisine asiatique. L'adresse est devenue une halte régulière, à la mesure d'un savoir-faire patiemment construit et d'un lien tissé avec les habitués, au fil des saisons et des retours de marché.
Phnom Penh en héritage
Avant d'ouvrir son échoppe ici, Vanneth a grandi à Phnom Penh. Dans sa famille de commerçants, une mère d'origine chinoise et un père cambodgien, elle a très tôt observé la cadence des étals et prêté main-forte. C'est là qu'elle forge son rapport direct au goût, au geste, et à l'attention aux autres, au plus près des produits et des clients.
« je savais que je ne voulais pas rester vivre au Cambodge »
Ces mots disent le cap qu'elle s'est fixé très jeune : quitter l'Asie, prendre sa liberté. Un cap nourri par l'expérience des jours et le rôle assigné aux femmes tel qu'elle l'a vécu.
« On doit s’occuper de la maison, de la famille, de son mari… Moi, je voulais être libre. »
Ce désir d'émancipation, Vanneth l'assume sans détour. Il guide son départ, rendu possible après sa rencontre avec un Français, qui donne corps à l'envie de « partir ». Quelques mois plus tard, la trajectoire s'éloigne de Phnom Penh pour emprunter d'autres chemins.
Des marchés d'Asie aux tables privadoises
À Privas, le passage des collines jusqu'au comptoir a la simplicité des évidences : servir, partager, transmettre. L'enseigne, tenue en couple, s'est imposée dans le paysage du centre-ville. Ici, la cuisine propose un pan d'Asie à portée de main, et avec lui un peu de l'énergie des marchés d'enfance, adaptée au quotidien ardéchois.
- Une adresse de traiteur installée depuis huit ans au centre de Privas.
- Un parcours façonné à Phnom Penh, dans une famille de commerçants.
- Un choix affirmé de liberté et d'indépendance.
Un ancrage qui parle au centre-ville
Dans une ville de taille modeste, chaque boutique ouverte crée un point de rencontre. L'histoire de Vanneth rappelle ce que l'on perçoit en flânant sur quelques rues : l'importance de ces pas-de-porte où l'on s'arrête, la présence d'enseignes qui fidélisent et donnent du relief aux trajets quotidiens. La régularité d'un service, la constance d'un goût, finissent par faire repère.
| Repères | Éléments |
|---|---|
| Origines familiales | Chinoise (mère) et cambodgienne (père) |
| Ville d'enfance | Phnom Penh |
| Activité à Privas | Traiteur asiatique « Chez Vanneth » |
| Installation | Depuis huit ans |
Le goût comme passerelle
Au-delà des recettes, ce parcours dit la force de la transmission. Entre un Cambodge d'enfance et une Ardèche discrète et attachante, la cuisine devient langue commune. Elle réunit les envies d'ailleurs et l'attention au proche, dans une ville où chaque adresse compte, et où l'on sait la valeur de celles qui tiennent bon derrière le comptoir.