Un calendrier serré pour repenser les transports de l'agglomération
La collectivité d'Agglopolys met en route la préparation du prochain contrat de délégation de service public (DSP) pour la gestion du réseau de transports. Le contrat actuel, confié à Keolis, arrive à échéance à la fin de 2028. Le nouveau marché doit démarrer au 1er janvier 2029 et la refonte du réseau, prenant en compte les études en cours, sera appliquée pour la rentrée de septembre 2029.
Des enquêtes pour dessiner l'offre
Pour fonder la future organisation des lignes, Agglopolys a engagé plusieurs travaux d'analyses auprès des usagers et des habitants. Une étude dite « ménage - déplacement » vise à établir une photographie précise des pratiques de mobilité sur l'agglomération. Des questionnaires spécifiques seront aussi proposés aux salariés travaillant pour la collectivité mais n'y résidant pas, ainsi qu'aux usagers des lignes via une enquête origine-destination.
« une photographie de la façon dont les gens se déplacent »
Ces études serviront de socle pour redéfinir les trajets, la fréquence et les ressources affectées au réseau, en tenant compte notamment de la prochaine sectorisation des collèges et de l'ouverture d'un futur établissement scolaire à Blois.
La décarbonation, critère central de la mise en concurrence
Au-delà des questions d'offre et de fréquentation, la collectivité veut inscrire la prochaine DSP dans une logique environnementale plus exigeante. Si la conversion vers des bus électriques a déjà débuté sur les lignes urbaines, la collectivité entend désormais imposer des critères de décarbonation sur les lignes périurbaines et scolaires, où la situation est aujourd'hui plus hétérogène, en recours à des sous-traitants pour certaines dessertes.
Des incertitudes budgétaires
Plusieurs questions restent ouvertes : le nombre de véhicules qui seront maintenus ou modifiés, l'enveloppe financière dédiée au service et l'équilibre des ressources attachées à la mobilité. Le service mobilité d'Agglopolys fonctionne avec un budget de 20 millions d'euros, dont 14 millions proviennent du versement mobilité payé par les entreprises, le reste étant assuré par subventions, recettes et emprunts.
| Poste | Montant (en M€) |
|---|---|
| Budget total mobilité | 20 |
| Versement mobilité | 14 |
| Autres (subventions, recettes, emprunts) | 6 |
Ce que cela change pour les usagers
- Une phase de concertation et d'enquêtes dès 2026-2028 pour ajuster les trajets et horaires selon les besoins réels
- Des critères environnementaux renforcés qui pourraient accélérer la généralisation de véhicules moins polluants sur l'ensemble du réseau
- Des adaptations attendues pour la desserte scolaire liée aux nouveaux collèges et à la sectorisation
La mise en concurrence destinée à choisir le futur délégataire sera organisée par la collectivité. Les décisions sur les ressources et l'architecture finale du réseau interviendront après l'analyse des enquêtes et des arbitrages budgétaires. Pour les habitants, l'horizon 2029 apparaîtra donc comme un tournant : il déterminera la physionomie des déplacements quotidiens pour les années à venir.