Un dialogue ouvert pour tenter d'éviter la fermeture des centres d'apprentissage
La tension autour de l'avenir des sites Alméa à Chaumont et Saint-Dizier a connu un premier apaisement. François Curinier, formateur engagé dans une grève de la faim pour protester contre le projet de fermeture, a annoncé qu'il mettait fin à son mouvement après « huit jours » de jeûne, à la suite d'échanges avec les autorités locales.
Dans un communiqué officiel, il indique avoir parlé avec Antoine Desfretier, maire de Chaumont et président de l'Agglomération, ainsi qu'avec Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de la Haute-Marne. Les élus se sont engagés à intégrer les représentants des salariés dans le processus de réflexion et de décision concernant l'avenir de la structure.
« Je cesse ma grève de la faim, entamée depuis huit jours »
Cette avancée, qualifiée de sortie de crise par le dialogue, ne met pas un terme aux inquiétudes. Le collectif de soutien, composé du personnel et des apprentis, demande le maintien des activités sur les deux pôles départementaux. La sauvegarde de l'offre de formation de proximité est présentée par ses acteurs comme un enjeu crucial pour l'économie locale et l'insertion professionnelle des jeunes.
Les élus ont annoncé le lancement d'un processus de concertation visant à explorer des pistes pour rendre les sites viables tout en garantissant la continuité pédagogique pour les apprentis déjà engagés. Le collectif a toutefois prévenu qu'il restait mobilisé :
« pleinement engagée dans une démarche constructive »
Sur le terrain, plusieurs questions concrètes demeurent : quelles solutions financières et organisationnelles envisager pour maintenir les deux implantations ? Comment assurer la qualité et la continuité des formations pendant la période d'examen des scénarios ? Le communiqué ne précise pas encore de calendrier ni de modalités de participation détaillées pour les représentants des salariés et apprentis.
- Acteurs impliqués : formateurs, personnel, apprentis, maire d Chaumont, président du Conseil départemental.
- Sites concernés : Chaumont et Saint-Dizier.
- Objectif affiché : trouver un modèle viable pour pérenniser les centres et préserver l'offre de formation.
Voici un rapide état des lieux récapitulatif :
| Élément | Situation |
|---|---|
| Grève de la faim | Arrêtée après 8 jours |
| Engagements des élus | Intégration des représentants des salariés dans la réflexion |
| Mobilisation | Le collectif reste vigilant et actif |
La suite dépendra désormais du déroulement de la concertation promise et des mesures concrètes qui en découleront. Pour les acteurs locaux, il s'agit à la fois de sauver des emplois et d'assurer la formation des jeunes — un double impératif dans un département où l'apprentissage joue un rôle central.
Les prochaines semaines seront déterminantes : elles devront traduire les engagements politiques en solutions opérationnelles, avec un objectif clair pour tous les protagonistes — maintenir une offre de formation de proximité viable à Chaumont et à Saint-Dizier.