Retour en urgence à la barre chez Alstef Group
Boigny-sur-Bionne — Coup de théâtre au siège d'Alstef Group : Nicolas Breton, nommé à la tête du groupe l'été 2024, a remis sa démission fin mai 2026. Le comité de surveillance a sollicité le fondateur pour assurer une direction intérimaire. Pierre Marol, âgé de 71 ans, qui avait quitté ses fonctions en septembre 2024, accepte de reprendre temporairement les rênes.
Le rappel de l'ancien PDG intervient alors que l'industriel loirétain, spécialisé dans les solutions d'automatisation et de tri, traverse une période délicate liée à la mise en service d'un système de traitement des bagages en Australie. Les difficultés rencontrées sur ce chantier international expliquent en partie l'urgence de la décision.
« Nicolas Breton a démissionné fin mai et le comité de surveillance m’a demandé si j'acceptais d'assurer l'intérim. »
Interrogé par notre rédaction, Pierre Marol a confirmé qu'il reviendrait assurer l'intérim à la demande du comité de surveillance. Le septuagénaire n'envisage pas pour l'heure de nouvelles déclarations publiques. Selon les éléments disponibles, la priorité affichée reste de stabiliser l'activité et de poursuivre les projets en cours.
Pour replacer cette succession en perspective :
- 2020 : Nicolas Breton devient directeur général d'Alstef.
- Été 2024 : Breton est nommé PDG ; Pierre Marol quitte la direction et fête sa retraite en septembre.
- Fin mai 2026 : Breton démissionne ; Marol reprend provisoirement la direction.
| Personne | Rôle | Date clé |
|---|---|---|
| Pierre Marol | Ancien PDG (intérim) | Retraite annoncée sept. 2024 — retour mai 2026 |
| Nicolas Breton | PDG (démission) | Directeur général 2020 — PDG été 2024 — démission fin mai 2026 |
Ce type de retournement de situation n'est pas anodin pour une entreprise dont le savoir-faire industriel rassemble plusieurs centaines de salariés sur la commune. Le risque est double : d'une part, préserver la continuité opérationnelle sur des contrats stratégiques (notamment à l'étranger) ; d'autre part, rassurer les clients, fournisseurs et salariés durant la phase de transition.
Plusieurs questions demeurent ouvertes : combien de temps durera l'intérim ? Quelles conséquences pratiques sur les chantiers en cours, notamment celui de Brisbane ? Et quel profil le comité de surveillance entend-il recruter pour succéder durablement à Breton ? Le conseil de surveillance a reconnu la complexité du recrutement d'un dirigeant adapté à la taille et aux ambitions du groupe.
À Boigny-sur-Bionne et dans le bassin d'emplois alentour, le retour du fondateur est perçu comme une mesure de sauvegarde. Il reste maintenant à transformer cette stabilisation provisoire en perspectives claires pour l'avenir de l'entreprise et la sécurité de ses activités locales.
Suivi : InfoRadar continuera de couvrir les prochaines étapes du processus de recrutement et les impacts opérationnels des décisions prises par la direction d'Alstef.