Des soutiens rassemblés à quelques jours des grandes vacances
À Angoulême et à Soyaux, la question de l’éloignement administratif rattrape cinq familles au cœur de l’été. Selon les informations relayées par le Réseau pour l’Éducation Sans Frontières (RESF 16), deux mobilisations se sont tenues la semaine dernière pour réclamer l’arrêt des procédures d’Obligation de Quitter le Territoire Français visant ces ménages. Ces actions interviennent alors que des contrats d’hébergement arrivent à échéance au 10 juillet, aggravant l’incertitude pour les intéressés.
Soyaux puis Angoulême : une séquence de terrain
Le 24 juin, une trentaine de personnes issues de l’éducation, de milieux syndicaux et associatifs se sont retrouvées devant la mairie de Soyaux. L’objectif affiché : obtenir un appui politique pour prolonger le maintien provisoire de deux familles actuellement logées dans un établissement scolaire de la commune. D’après les organisateurs, la démarche n’a pas abouti, une fin de non‑recevoir ayant été opposée au niveau départemental.
Le lendemain, la mobilisation s’est déplacée à Angoulême. Les participants ont déambulé et installé des campements successifs devant le Conseil départemental, la préfecture puis l’hôtel de ville, afin d’interpeller les institutions sur les conséquences concrètes des décisions administratives en cours. Des membres de SNUIPP‑FSU et de Sud Éducation se sont joints à l’appel, réitérant les demandes portées par le RESF 16 : suspension des OQTF, régularisation et relogement.
Des procédures contestées et un calendrier contraignant
Les familles concernées indiquent se trouver face à des obligations d’éloignement, pour certaines assorties de mesures administratives complémentaires. Les soutiens pointent la difficulté d’engager des démarches de recours ou de relogement aux portes de l’été, à l’heure où les services fonctionnent en effectifs réduits. Ils soulignent également la précarité induite par la fin prochaine de l’hébergement temporaire en milieu scolaire, et l’absence à ce stade d’une solution alternative communiquée aux intéressés.
Itinéraire des rassemblements
| Date | Lieu | Objet |
|---|---|---|
| 24 juin | Mairie de Soyaux | Soutien à deux familles et demande de prolongation d’hébergement |
| 25 juin | Angoulême (Conseil départemental, préfecture, hôtel de ville) | Déambulation et campements pour dénoncer les expulsions estivales |
Un contexte national en toile de fond
Les organisateurs inscrivent ces actions locales dans un cadre plus large, marqué par un durcissement des textes et circulaires encadrant les régularisations. Si les termes employés par les militants sont tranchés, notre rédaction rappelle que ces appréciations relèvent d’une prise de position. Les éléments factuels établis portent sur l’existence des procédures à l’encontre de cinq familles, la tenue de deux rassemblements publics la semaine dernière, et l’échéance d’hébergement annoncée au 10 juillet pour deux d’entre elles.
Quelles suites possibles ?
À court terme, les familles devront se positionner sur les voies de recours ouvertes par le droit des étrangers et sur une solution d’hébergement au‑delà de l’échéance communiquée. Du côté des soutiens, la poursuite d’actions publiques n’est pas exclue. La situation reste évolutive : elle dépendra des réponses des autorités administratives et des collectivités, notamment sur la question de la mise à l’abri en période estivale.
Repères
- 5 familles concernées selon les organisateurs locaux.
- Deux rassemblements successifs, à Soyaux puis à Angoulême, la semaine dernière.
- Fin d’un hébergement temporaire annoncée au 10 juillet pour deux familles logées dans un collège.
Nous resterons attentifs aux suites administratives et à d’éventuelles nouvelles mobilisations dans l’agglomération d’Angoulême.