Des travaux pour éviter de nouvelles pertes d'oiseaux
À Saint‑Vincent‑des‑Landes, en Loire‑Atlantique, une opération de sécurisation d'une ligne électrique a été menée par Enedis le mardi 7 juillet après la découverte de deux milans noirs morts au pied des câbles. Les autopsies réalisées ont conclu à une électrocution, déclenchant l'intervention des équipes locales.
Les techniciens sont intervenus sur environ 260 mètres de ligne moyenne tension. L'objectif affiché est double : réduire le risque d'électrocution et prévenir les collisions, afin de protéger les rapaces mais aussi d'éviter les microcoupures sur le réseau.
« Les travaux permettent de réduire les risques d’électrocution et de collision avec les oiseaux et d’éviter les microcoupures que cela peut engendrer. »
Sur site, les gestes techniques ont inclus :
- l'isolation des câbles jugée nécessaire pour limiter le contact fatidique ;
- la pose de spirales anti‑collision le long des lignes ;
- l'installation d'effaroucheurs (des petits panneaux fluorescents appelés « fireflies ») pour alerter visuellement les oiseaux et les détourner du tracé.
Sur le terrain, Jérémie Kerebel, technicien électricité, explique que ces dispositifs visent à rendre la ligne plus visible et moins dangereuse pour les rapaces. Marie‑Élisabeth Fernandes, directrice territoriale d'Enedis en Loire‑Atlantique, rappelle que la cigogne blanche et d'autres espèces peuvent fréquenter ces secteurs et que toutes les lignes doivent cohabiter avec la faune locale.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Commune | Saint‑Vincent‑des‑Landes |
| Longueur de ligne traitée | 260 m |
| Date de l'intervention | 7 juillet |
| Motif | Deux milans noirs électrocutés (autopsies) |
Dans le département, Enedis rappelle que ses 28 000 kilomètres de lignes doivent s’inscrire dans le paysage naturel sans porter préjudice à la biodiversité. L'intervention à Saint‑Vincent‑des‑Landes illustre les mesures techniques possibles pour limiter les conflits entre réseau électrique et avifaune.
Sur place, habitants et associations naturalistes surveillent désormais l'efficacité de ces aménagements et la fréquence des passages d'oiseaux. Pour les riverains, l'enjeu est aussi la continuité de l'approvisionnement : moins d'oiseaux électrocutés, c'est potentiellement moins de coupures et d'interventions d'urgence.
Les autorités et Enedis précisent que de nouvelles opérations similaires pourront être conduites si d'autres tronçons présentent un risque avéré pour la faune.