Un bilan 2025 en amélioration mais encore fragile
Présidé le 9 juillet à Aurillac, le Conseil de surveillance du centre hospitalier Henri Mondor a dressé un bilan financier et d'activité contrasté pour 2025. Sous la présidence du maire Patrick Casagrande, les membres ont constaté une hausse notable de l'activité hospitalière accompagnée d'une diminution significative du déficit, sans pour autant masquer des tensions persistantes sur le fonctionnement et l'attractivité des métiers.
Les chiffres présentés témoignent d'une reprise de l'activité en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) : le nombre de séjours a progressé de 13 % en 2025. Sur le plan financier, le déficit annuel de l'établissement est passé de 11,1 millions d'euros en 2024 à 6,2 millions d'euros en 2025.
| Indicateur | 2024 | 2025 |
|---|---|---|
| Variation des séjours (MCO) | — | +13 % |
| Déficit annuel | 11,1 M€ | 6,2 M€ |
La direction par intérim et les équipes de direction ont été saluées par le Conseil pour leur travail, tout comme les agents hospitaliers, « soignants comme non‑soignants », qui assurent la continuité des soins dans des conditions souvent exigeantes.
« un hôpital qui retrouve des couleurs » — Patrick Casagrande
Malgré ces éléments positifs, le Conseil a identifié plusieurs sujets prioritaires à traiter pour pérenniser la trajectoire de redressement :
- la poursuite du redressement financier afin de stabiliser les comptes ;
- l'attractivité des métiers et les recrutements, en particulier pour les postes médicaux et paramédicaux ;
- les questions logistiques comme le stationnement et l'adaptation aux spécificités d'un hôpital de territoire rural.
Le constat fait apparaître la difficulté, partagée par de nombreux hôpitaux de zone rurale, d'attirer et de fidéliser des professionnels de santé, alors même que l'activité reprend et que les besoins locaux restent élevés. Le redressement financier, s'il est amorcé, demeure donc incomplet : la structure devra maintenir un cap serré pour réduire durablement son déficit sans compromettre l'offre de soins.
À court terme, le Conseil de surveillance invitera à approfondir les moyens de recrutement et les mesures d'attractivité, ainsi que les leviers organisationnels susceptibles d'améliorer l'efficience. Pour les habitants d'Aurillac et du Cantal, le maintien d'un hôpital public opérationnel et proche est un enjeu quotidien — médicalement, socialement et économiquement — que le récent compte rendu place au centre des priorités locales.