Un rendez-vous ancré, une ferveur intacte
Dans le village de Badefols-d’Ans, perché aux confins du Périgord vert, l’autocross s’apprête à faire vibrer, ce samedi 4 et dimanche 5 juillet, la terre battue d’un circuit dont la réputation dépasse depuis longtemps la vallée de l’Auvézère. Né il y a plus de quarante ans de l’initiative de deux mécaniciens bretons, amateurs de 2CV cross et nouvellement installés au garage local, le tracé a donné au bourg une notoriété singulière dans le milieu des sports mécaniques.
Cette édition réunit 201 pilotes et devrait rassembler jusqu’à 2 000 spectateurs sur l’esplanade sécurisée qui domine l’ensemble du parcours. Un point de vue total sur la piste, gage d’un spectacle continu, sous le contrôle d’une organisation qui a appris à anticiper chaque détail.
Un circuit technique, pensé pour le public
Long ruban de terre, la piste affiche 1,2 km pour 18 mètres de large. Une largeur qui autorise les dépassements francs et un rythme soutenu, sans sacrifier la sécurité. Le président de l’Autocross Club de Badefols-d’Ans (ACCBA), Éric Grandchamp, banquier de métier et ancien pilote moto, résume à sa manière l’attrait du site :
« C’est un beau circuit, qui fait 1,2 km de long et 18 mètres de large. Beau parce que la piste est longue, en terre battue mais elle tient bien. Le tracé est technique. »
Le décor, soigné par des mains patientes, n’a rien d’improvisé. Depuis trois mois, les bénévoles ont renforcé l’accueil du public, remis à niveau la buvette et procédé au contrôle technique de l’accès. De quoi absorber les flux attendus, sans perdre de vue ce qui fait la singularité de ce rendez-vous : la proximité entre paddock, bord de piste et spectateurs.
Une logistique portée par 110 bénévoles
Ici, l’affiche ne tient que grâce à l’engagement du pays d’Ans : 110 bénévoles, mobilisés tout le week-end, prolongent le travail mené toute l’année pour entretenir le tracé et ses abords. Le président le reconnaît volontiers : une organisation de cette ampleur est une affaire de longue haleine, « un an pour l’organiser », avec l’appui constant de ses vice-présidents Jean-Marie Baudet et Olivier Semeny. L’ACCBA peut s’appuyer sur une communauté soudée, qui a vu grandir l’événement, génération après génération.
Cette structuration patiente explique aussi un autre atout : les pilotes s’engagent d’eux-mêmes. Pas besoin d’aller les chercher quand le bouche-à-oreille fait déjà le tour des paddocks régionaux. Une fidélité qui vaut toutes les campagnes d’affichage.
Entre canicule redoutée et maintien validé
Ce début d’été a obligé l’équipe à naviguer dans un climat réglementaire délicat. La préfecture a rappelé les exigences liées à la sécheresse et aux fortes chaleurs, autant de facteurs qui auraient pu contrarier la manifestation. À ce stade, l’épreuve est maintenue. Le club a revu son dispositif d’accueil, renforcé les zones d’ombre et fluidifié les circulations internes. Sur l’aire haute, la visibilité sur l’ensemble du tracé évite la dispersion des foules et limite les va-et-vient superflus.
Un pôle de loisirs au cœur du village
Le circuit ne vit pas en vase clos. Il s’insère dans un espace de loisirs partagé : étang de pêche, société de chasse, terrain d’aéromodélisme, pétanque, et des projets à venir comme une piste de bicross et des jeux pour enfants. Une mosaïque d’usages qui, le temps d’un week-end, se met au diapason du grondement des moteurs.
Repères chiffrés
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Pilotes engagés | 201 |
| Public attendu | 2 000 spectateurs |
| Bénévoles mobilisés | 110 |
| Longueur du circuit | 1,2 km |
| Largeur moyenne | 18 m |
Ce qu’il faut savoir avant de venir
- Accès public par l’esplanade haute, zones balisées et sécurisées avec vue sur l’ensemble du tracé.
- Buvette rénovée et aménagements récents pour améliorer confort et flux.
- Conditions estivales : prévoir protection solaire et hydratation par fortes chaleurs.
Dans ce coin de Dordogne, on a le goût des choses bien faites : une piste tenue au cordeau, un public de fidèles, et cette façon de raconter la mécanique comme un patrimoine vivant. À Badefols-d’Ans, l’autocross ne se « contente » pas de durer : il se transmet.