Une candidate bien connue du territoire reprend le flambeau
Barbara Bessot Ballot a confirmé lundi 20 juillet sa participation à la course aux deux sièges sénatoriaux qui représentent la Haute-Saône au Palais du Luxembourg. À ses côtés, François Mercier (MoDem) figure comme suppléant, fruit d'une concertation entre les mouvements Renaissance et MoDem.
Agée de 54 ans, vice‑présidente de la Communauté de Communes du Val Marnaysien et cheffe d'entreprise (maison laGrange), l'ex‑députée retrouve la scène politique après son mandat à l'Assemblée nationale (élu en 2017 puis battue en 2022). Son nom demeure familier dans le département, résultat d'un profil mêlant action institutionnelle et engagement économique local.
Un ticket centré sur le « bloc central »
La candidature se présente sous les couleurs du centre. Candidate et suppléant revendiquent un projet reposant sur le dialogue et le pragmatisme, qu'ils qualifient de défense du « bloc central ». Ils rejoignent plusieurs prétendants déjà déclarés pour les deux sièges haut‑saônois.
« Je représente toutes ces personnes qui ont cru en quelque chose en 2017 ; moi, j'y crois encore »
Cette phrase, extraite de la présentation de la candidature, illustre la volonté de renouer avec les électeurs qui avaient placé leur confiance en 2017.
Le champ des candidats en Haute-Saône
Plusieurs listes sont d'ores et déjà en lice pour octobre 2026. Le scrutin départemental mobilisera les élus locaux ; le prochain mandat sénatorial durera six ans et débutera en septembre suivant l'élection.
| Candidat | Label | Statut |
|---|---|---|
| Barbara Bessot Ballot | Renaissance (alliance MoDem) | Candidate |
| François Mercier | MoDem | Suppléant |
| Olivier Rietmann | LR | Sénateur sortant et candidat |
| Dimitri Doussot | LR | Candidate |
| Nathalie Fritsch | RN | Candidate |
| Éric Houlley | PS | Candidate |
Enjeux et résonance locale
La candidature de Barbara Bessot Ballot s'appuie sur plusieurs atouts reconnus localement : expérience nationale, investissement dans l'économie du département et mandats territoriaux. Sa présence renforce la compétition autour du centre, face à des prétendants de droite, de gauche et d'extrême droite. Pour les grands électeurs — conseillers municipaux, départementaux et autres élus — l'offre politique sera multiple au moment du vote sénatorial.
- Calendrier : élection sénatoriale en 2026, mandat de six ans à pourvoir.
- Type d'électeurs : scrutin indirect par grands électeurs.
- Territoire : la candidature insiste sur l'ancrage local (Val Marnaysien, Montbozon, Vesoul).
Reste à voir comment se structureront les soutiens des élus locaux et quelles alliances se dessineront d'ici l'automne. La Haute‑Saône, qui compte deux sièges au Sénat, pourrait être le théâtre d'une confrontation serrée, marquée par la diversité des listes déjà annoncées.
La campagne va désormais s'intensifier sur le terrain et auprès des élus : réunions locales, prises de parole publiques et rencontres avec les acteurs économiques et associatifs du département serviront à jauger la portée véritable de cette candidature.