Enquête en cours après une saisie spectaculaire en centre-ville
Les services de police de Bastia ont procédé le 8 août à une intervention qui a débouché sur la découverte d'importantes quantités de stupéfiants et d'éléments susceptibles d'exploser. L'affaire, instruite par le parquet de Bastia, a pris une tournure judiciaire nette mercredi 12 août : deux personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire.
Les interpellations avaient eu lieu dans le centre-ville. Quatre individus avaient été d'abord placés en garde à vue. À l'issue des premières vérifications, deux d'entre eux ont été relâchés sans poursuite, tandis que Marcel Rongiconi, 43 ans et Océane Bellerini, 19 ans ont été présentés au juge des libertés et de la détention.
« trafic de stupéfiants, détention d'explosifs et association de malfaiteurs. »
Ce sont ces qualifications qui figurent dans l'information judiciaire ouverte et qui motivent la détention provisoire des deux mis en examen, selon la confirmation du parquet. Les avocates des personnes présentées — Me Anna Livia Guerrini et Me Nathalie Airola — n'ont pas souhaité faire de commentaire pour l'instant.
Ce qui a été saisi
Selon les éléments disponibles, la perquisition a permis la saisie de quantités significatives de produits et de matériel dangereux. Le détail communiqué aux autorités locales :
- 2 kg d'herbe de cannabis
- 2 kg de résine de cannabis
- 250 g de dynamite
- au moins une mèche et un détonateur
| Objet saisi | Quantité |
|---|---|
| Herbe de cannabis | 2 kg |
| Résine de cannabis | 2 kg |
| Dynamite | 250 g |
| Mèche / Détonateur | Présence confirmée |
La découverte conjointe de stupéfiants et d'éléments explosifs a conduit les enquêteurs de la brigade anticriminalité à transmettre le dossier à la direction interdépartementale de la police nationale de Haute-Corse, qui pilote désormais les investigations.
Conséquences locales et suite de la procédure
À Bastia, l'affaire suscite des interrogations sur l'existence éventuelle d'un réseau local mêlant trafic de drogue et détention d'engins explosifs. La détention provisoire des deux mis en examen laisse entendre que les magistrats estiment nécessaire d'empêcher toute entrave à l'enquête ou tout risque de récidive.
Les investigations se poursuivent pour identifier d'éventuelles ramifications et préciser l'origine des matières explosives saisies. Aucun autre élément sur d'éventuelles victimes ou projets d'utilisation n'a été communiqué pour le moment par les autorités.
La justice et la police locale demandent la plus grande prudence et appellent au signalement de tout élément utile afin d'éclaircir l'ensemble des faits.