Un nouvel acte dans un conflit récurrent
Le lundi 3 août 2026, le tribunal administratif de Caen a de nouveau été saisi d'un recours contre un arrêté pris par la préfecture de l'Orne. Quatre associations de protection animale et de défense de la nature demandent l'annulation d'une mesure qui prolonge la période autorisée pour la chasse à la vénerie sous terre du blaireau. C'est la troisième fois en quatre ans que le dossier revient devant la juridiction administrative.
« La blaireautière est comme une maison de famille que les blaireaux se transmettent de génération en génération. »
— citation extraite du dossier
Les associations, dont les noms figurent dans les requêtes déposées au tribunal, contestent la légalité et la nécessité de cet arrêté. Elles mettent en avant la protection des animaux et la préservation des terriers — les blaireautières — qu'elles décrivent comme des structures durables et transmissibles entre générations de blaireaux.
Quels sont les enjeux pour l'Orne ?
La question dépasse le seul cas d'espèce : il s'agit de concilier pratiques cynégétiques traditionnelles et règles de protection de la faune. Dans l'Orne, département rural où la chasse constitue une activité culturelle et économique pour certains territoires, toute modification de la réglementation suscite tensions et débats locaux.
- Enjeu juridique : validité de l'arrêté préfectoral au regard du droit national et des décisions antérieures.
- Enjeu écologique : préservation des blaireautières et impact sur les populations locales de blaireaux.
- Enjeu social : réactions des chasseurs, des riverains et des acteurs associatifs dans le département.
Calendrier et décisions antérieures
Le dossier suit une trajectoire répétée : après chaque arrêté de la préfecture autorisant la chasse à la vénerie sous terre sur une période étendue, des associations déposent un recours devant le tribunal administratif de Caen. Les juges sont appelés à statuer sur la conformité de ces arrêtés aux règles en vigueur.
| Année | Événement |
|---|---|
| 2023 | Premier recours contre un arrêté préfectoral autorisant la vénerie sous terre |
| 2024 | Nouvel arrêté, nouveau recours (suite des procédures) |
| 2026 | 3 août : troisième examen par le tribunal administratif de Caen |
La préfecture de l'Orne, chargée d'éditer ces arrêtés, invoque des motifs que la juridiction doit apprécier : adaptation des périodes de chasse aux conditions locales, gestion de la faune, et respect de la réglementation nationale. Les associations, pour leur part, demandent au juge d'annuler l'arrêté et de rappeler les règles de protection des sites de vie des blaireaux.
Conséquences attendues et réactions locales
La décision du tribunal administratif pèsera sur la saisonnalité et les pratiques de chasse dans le département. Une annulation contraindrait la préfecture à revoir sa copie et pourrait alimenter un débat plus large entre autorités, fédérations de chasse et associations de protection de la nature.
À l'échelle locale, élus et acteurs concernés suivent le dossier de près : certains craignent des conflits d'usage, d'autres espèrent une clarification juridique qui mettrait fin aux procédures répétées.
Le jugement n'a pas été rendu sur place le 3 août. La décision du tribunal administratif de Caen, attendue dans les semaines suivantes, définira la suite de la bataille judiciaire autour de la vénerie sous terre dans l'Orne.