Un sujet de santé publique relancé en conseil municipal
À Caen, la question de la qualité de l'eau potable revient sur le devant de la scène. L'opposition de gauche a tiré la sonnette d'alarme fin septembre en pointant la persistance de branchements au plomb sur le réseau. Le dossier, très concret pour les habitants, mêle chiffres, calendrier des travaux et inquiétudes sur l'information des usagers.
Selon le député et élu local cité par la presse, il resterait environ 1 598 compteurs encore raccordés en plomb sur le territoire du syndicat Eau du bassin caennais, qui dessert 101 communes. L'élu souligne que Caen concentre 90 % des canalisations encore concernées et déplore un retard comparé à d'autres villes.
« Caen concentre 90 % des canalisations restantes en plomb. C’est une espèce de tabou. »
Le syndicat assure l'avancement du plan de suppression
En réponse, le syndicat Eau du bassin caennais a publié un communiqué précisant que le retrait des raccordements en plomb progresse. Sur 5 200 branchements recensés en 2022, plus de 3 500 auraient déjà été supprimés. Les 1 650 branchements restants sont programmés pour être traités « d’ici la fin du mandat », soit en 2032, dans le cadre d’un plan échelonné sur six ans.
- 2022 : 5 200 branchements en plomb recensés
- Supprimés : plus de 3 500 depuis 2022
- Restants : 1 650 travaux prévus d'ici 2032
| Élément | Chiffres cités |
|---|---|
| Branchements en plomb recensés (2022) | 5 200 |
| Branchements déjà supprimés | 3 500+ |
| Branchements restant à traiter | 1 650 (d'ici 2032) |
Inquiétudes locales et information des usagers
Au-delà des chiffres, les élus d'opposition demandent une meilleure information des habitants. Le député évoque des ménages qui ignorent encore qu'ils sont alimentés par des conduites en plomb et rappelle quelques gestes simples — comme laisser couler l'eau avant consommation — pour réduire l'exposition. Sur ce point, les autorités insistent sur le respect des seuils réglementaires, mais l'absence de visibilité pour certains foyers alimente la méfiance.
Sur le terrain, ces annonces ont des conséquences directes : travaux de voirie à prévoir, possibles coupures temporaires, et surtout la nécessité pour les usagers de savoir s'ils sont concernés. Les campagnes d'information et la transparence du calendrier seront déterminantes pour reconstruire la confiance.
Pour l'heure, le syndicat affirme qu'il n'y a « pas de retard » sur le programme. Reste à voir si le rythme des suppressions permettra d'atteindre le calendrier annoncé et si les citoyens recevront une communication claire sur les gestes à adopter en attendant la suppression définitive des raccordements en plomb.