Un coup dur pour la filière locale
La filière du pruneau d’Agen, ancrée depuis longtemps dans l’économie du Lot-et-Garonne, fait face à une menace sérieuse après la canicule de fin juin 2026. Depuis Villeneuve-sur-Lot, le Bureau interprofessionnel du pruneau (BIP) signale des dégâts importants sur les vergers de prune d’ente, variété destinée à la transformation en pruneau emblématique de la région.
Des arbres et des fruits affectés
Les conséquences rapportées vont bien au-delà de la simple chute de fruits : certaines parcelles présentent des arbres brûlés, avec des feuilles calcinées, des branches atteintes, voire des mortalités. Ces atteintes compromettent non seulement la récolte 2026 mais peuvent peser sur le rendement des prochaines années.
"Avec des températures maximales sous abri qui ont dépassé 35 °C pendant 11 jours consécutifs et des humidités moyennes de l’air basses, la filière recense des pertes de production liées à des chutes de fruits brûlés par ces températures extrêmes."
Amplitude des pertes et temporisation
Les estimations fournies par l’interprofession varient considérablement selon les exploitations : on évoque des pertes allant de 10 % jusqu’à 100 % selon les vergers, la situation restant toutefois susceptible d’évoluer à l’approche des dates de récolte, prévues dans environ un mois.
- Zones concernées : principalement les vergers d’ente du Lot-et-Garonne, avec un signal fort depuis Villeneuve-sur-Lot.
- Causes principales : canicule prolongée, températures élevées sous abri, humidité de l’air très basse.
- Risques : tensions d’approvisionnement en pruneaux, pertes économiques pour producteurs et transformateurs, menace sur la pérennité de certains vergers.
Impact local et suite attendue
La filière du pruneau emploie de nombreux exploitants et salariés saisonniers dans le département. Une baisse significative de la production risque d’entraîner des répercussions économiques locales : recettes moindres pour les producteurs, pressions sur les transformateurs et possibles hausses de prix pour les consommateurs. Le BIP, qui représente quelque 750 producteurs en France, suit la situation et alerte déjà sur des tensions d’approvisionnement.
| Élément | Valeur rapportée |
|---|---|
| Températures sous abri | >35 °C pendant 11 jours |
| Amplitude des pertes | 10 % à 100 % selon les vergers |
| Représentation | 750 producteurs au sein du BIP |
Que peuvent attendre les producteurs et consommateurs ?
À court terme, la filière surveillera l’évolution sanitaire des arbres et l’état des fruits avant la récolte. Les exploitants impactés devront déclarer leurs pertes aux services compétents pour accéder aux dispositifs d’aide ou aux indemnisations adaptées. Du côté des acheteurs et des transformateurs, des tensions d’approvisionnement sont à prévoir, ce qui pourrait peser sur les contrats d’achat et les prix de vente dans les mois à venir.
Sur le terrain, la solidarité entre professionnels et l’appui des institutions seront déterminants pour amortir le choc. Le suivi climatique et l’adaptation des pratiques culturales restent des enjeux majeurs pour la résilience de la filière, déjà éprouvée par des épisodes climatiques récents comme les inondations et tempêtes de l’hiver 2026.