Violences à Castelsarrasin : un bébé placé après une rixe entre les deux parents
Le 19 juillet dernier, une dispute conjugale a dégénéré dans un appartement de Castelsarrasin, sous les yeux d’un nourrisson de six mois. Jugés le 21 juillet 2026 au tribunal judiciaire de Montauban, les deux protagonistes, un homme de 31 ans et une femme de 26 ans, ont été reconnus coupables de violences réciproques.
Les faits reconstitués par la présidente font état de coups, de morsures et de crachats. La mère présentait des blessures visibles — lèvres fendues, un œil marqué et des griffures — assorties d’une incapacité totale de travail évaluée à cinq jours. L’enfant a reçu un coup durant la rixe et a immédiatement fait l’objet d’une ordonnance de placement provisoire.
"Vous avez consulté le téléphone de votre compagnon et découvert qu'il vous trompe. Vous l'avez frappé à son réveil alors que votre bébé est au milieu du lit avec vous."
À la barre, les échanges entre les magistrats et les prévenus ont dévoilé des tentatives d’explication et des aveux partiels : la mère a admis avoir mordu le mollet de son compagnon et l’avoir craché, tandis que l’homme a reconnu en partie sa responsabilité. Les versions des événements divergent sur l’origine de l’altercation, mais la justice a retenu le caractère dangereux des violences, compte tenu de la présence de l’enfant.
- Accusés : homme, 31 ans (ancien militaire polynésien), femme, 26 ans.
- Lieu : domicile à Castelsarrasin.
- Incident : rixe le 19 juillet 2026, bébé blessé et placé.
- Jugement : audience du 21 juillet 2026 au tribunal de Montauban.
Le tribunal a prononcé des peines différenciées : l’homme a écopé de 18 mois de prison ferme, tandis que la mère a été condamnée à 12 mois avec sursis et se voit signifier une interdiction de contact avec son compagnon pendant trois ans. L’enfant demeure placé hors du foyer, mesure décidée pour assurer sa protection immédiate.
| Période | Décision |
|---|---|
| 19 juillet 2026 | Violences au domicile, bébé blessé, garde à vue des parents |
| 21 juillet 2026 | Comparution et condamnations (18 mois ferme / 12 mois avec sursis) |
Cette affaire souligne la vulnérabilité des très jeunes enfants exposés à des scènes de violence familiale. Les services sociaux et judiciaires du Tarn-et-Garonne restent mobilisés pour suivre le placement de l’enfant et veiller à sa sécurité. Les lecteurs concernés peuvent s’adresser à la mairie de Castelsarrasin ou au conseil départemental pour obtenir des informations sur les dispositifs d’aide et de protection de l’enfance dans le département.