Une mesure exceptionnelle annoncée sur Facebook
Le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, a annoncé vendredi après-midi la signature d'un arrêté municipal interdisant la circulation des mineurs non accompagnés d'un représentant légal sur l'ensemble du territoire communal. La décision, publiée sur son compte Facebook à 15 h 21, vise à prévenir des troubles liés à des rassemblements que la municipalité juge « potentiellement violents ».
Durée et périmètre de l'interdiction
Le couvre-feu est instauré « à compter de ce vendredi après-midi » et court jusqu'au lundi 26 octobre 2026, 6 heures. Il s'applique à l'intégralité de la commune, sans distinction de quartier.
| Mesure | Début | Fin |
|---|---|---|
| Interdiction de circulation des mineurs non accompagnés | Vendredi (après-midi) | Lundi 26 octobre 2026 à 6 h |
Motifs invoqués et concertation avec l'État
La préfecture et la municipalité, selon l'annonce du maire, se sont entretenues avant la prise de l'arrêté. Gilles Platret justifie la mesure en invoquant la protection de la population, et singulièrement des mineurs, face au risque d'incidents liés aux rassemblements annoncés.
« De nouveaux rassemblements potentiellement violents sont annoncés pour cette fin de semaine »
Réactions de l'opposition
L'annonce a suscité une réaction rapide de l'opposition municipale. Dans un communiqué diffusé environ une heure et demie après la publication du maire, Clément Mugnier a dénoncé une décision collective pénalisant « des milliers de jeunes Chalonnais et leurs familles » et a mis en doute la légalité de l'arrêté.
- Mesure : interdiction de circulation des mineurs non accompagnés.
- Périmètre : totalité de Chalon-sur-Saône.
- Durée : jusqu'au lundi 26 octobre 2026, 6 heures.
Conséquences pratiques et points de vigilance
Sur le plan quotidien, la mesure entraîne des contrôles possibles et oblige les familles à adapter les déplacements des mineurs pendant la période visée. Elle pose aussi des questions juridiques et de proportionnalité, soulevées par l'opposition, qui pourraient conduire à des recours ou à des demandes de précision quant aux modalités d'application. Les Chalonnais devront suivre les communications officielles pour connaître les modalités concrètes de mise en œuvre et les éventuelles dérogations.
La situation reste à suivre : la municipalité rappelle sa volonté de prévenir des troubles et d'assurer la sécurité, tandis que l'opposition met en avant les effets collatéraux de la mesure sur les jeunes et leurs familles.