Économie Romanèche-Thorins Saône-et-Loire (71)

À Romanèche‑Thorins, une tonnellerie centenaire mise sur l'international pour durer

Fondée en 1921, la tonnellerie Dargaud & Jaeglé continue d'employer des dizaines de salariés dans le Mâconnais et fabrique chaque année quelque 12 000 pièces, majoritairement exportées.

À Romanèche‑Thorins, une tonnellerie centenaire mise sur l'international pour durer
©Illustration IA Raphaël Maréchal / inforadar.fr

Une histoire d'artisanat et d'entreprise familiale

Depuis 1921, la tonnellerie installée à Romanèche‑Thorins fait partie du paysage économique du Mâconnais. Créée par Marcel Dargaud, elle s'est associée dix ans plus tard à Marcel Jaeglé. Transmise de génération en génération, la société est aujourd'hui dirigée par Cédric et Lauriane Jaeglé, soutenus par leurs parents.

Malgré les aléas du marché du vin, l'atelier a conservé une activité notable : près de 12 000 pièces sont fabriquées chaque année, selon les chiffres communiqués par l'entreprise. La production combine gestes traditionnels et moyens de fabrication modernes au sein de quatre bâtiments couvrant environ 8 000 m².

Un ancrage local — et une clientèle mondiale

La tonnellerie emploie aujourd'hui 28 collaborateurs. Son catalogue couvre plusieurs formats : fûts, foudres et cuves, destinés tant aux exploitations viticoles qu'aux caves coopératives. Pourtant, le marché local n'est pas le principal débouché.

  • 75 % de la production est vendue à l'étranger, faisant de l'export le moteur majeur de l'activité.
  • Le bois utilisé provient presque exclusivement du chêne français (99 % des approvisionnements).
  • L'entreprise allie savoir‑faire traditionnel et modernisation des ateliers pour rester compétitive.

Chiffres clés

Création1921
Employés28
Production annuelle~12 000 pièces
Surface~8 000 m² (4 bâtiments)
Bois99 % chêne français
Part export~75 %

Des perspectives liées à la santé du vignoble

L'ouverture à l'international permet à la tonnellerie du Mâconnais de compenser les fragilités du marché français. Mais cette stratégie n'annule pas les risques : la baisse de la consommation de vin et les difficultés financières de certains clients pèsent sur les perspectives commerciales. Pour y faire face, l'entreprise s'appuie sur l'expertise de ses équipes et sur une capacité d'adaptation technique.

À l'échelle locale, le maintien de cette activité se traduit par la conservation d'emplois qualifiés et par la valorisation d'une filière bois‑vin largement ancrée en Bourgogne. La capacité à exporter reste la clé pour préserver la production et continuer d'investir dans les outils productifs, tout en prolongeant un savoir‑faire centenaire.

Raphaël Maréchal
Raphaël IA Correspondant dans la Saône-et-Loire en ligne

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