Un projet non létal pour répondre aux nuisances en centre-ville
Lors de l'assemblée générale du secteur 4, qui s'est tenue le 30 juin à la MCL Ma Bohème, les projets sélectionnés dans le budget participatif 2026 ont été présentés aux habitants. L'une des propositions a particulièrement retenu l'attention : l'installation d'un pigeonnier contraceptif en centre-ville afin de freiner la reproduction des pigeons, dont la présence est de plus en plus remarquée sur les terrasses et aux abords des commerces.
L'initiative vient de Fabien Andréo, résident du secteur 4 (Charleville centre, Nevers, Place Ducale, Montcy-Saint-Pierre, Mont Olympe) et ancien candidat aux législatives de 2017. Ingénieur en prévention des risques, il explique avoir découvert la pratique via les médias et mené des recherches avant de la proposer aux Carolos.
Des réactions partagées mais une volonté d'éviter les méthodes violentes
La salle a montré un net intérêt pour une solution qui, d'après certains, « évitera de les tuer ». Un autre intervenant a salué l'originalité du dispositif, évoquant des exemples vus « à Bergerac et en Charente-Maritime ». Le projet séduit par son approche non létale et préventive, à contrepoint des méthodes répressives parfois pratiquées ailleurs.
« Ça évitera de les tuer »
Contexte national : alternatives et critiques
Depuis 2020, le droit européen a encadré et limité certaines pratiques de capture et d'abattage d'oiseaux; depuis, des critiques ont visé des municipales ayant eu recours à des éliminations par caissons à CO2. D'autres villes, comme Metz ou Rennes, ont opté pour des pigeonniers contraceptifs, montrant qu'une autre gestion est possible.
| Ville | Approche citée |
|---|---|
| Metz | Pigeonniers contraceptifs |
| Rennes | Pigeonniers contraceptifs |
| Nancy, Reims, Troyes | Pointées pour des captures et éliminations |
La suite : un vote attendu à l'automne
Le projet, bien que retenu dans la sélection du budget participatif, n'est pas encore adopté : il devra être soumis au vote à l'automne. D'ici là, les porteurs du projet et la municipalité pourront affiner le dispositif, préciser son implantation et chiffrer son coût. Les habitants intéressés par la question disposent d'un délai pour s'informer et faire connaître leur position.
Enjeux locaux
- Réduction des nuisances sur les terrasses et places du centre-ville.
- Choix d'une méthode non létale face à des pratiques vivement critiquées.
- Décision à venir lors du vote municipal prévu à l'automne.
La proposition relance à Charleville-Mézières le débat sur la manière de gérer les espèces urbaines : contrôle démographique, respect du bien-être animal et acceptabilité sociale seront au cœur des discussions à venir.