Le parquet met fin aux investigations sur la mort du recruteur de mannequins
Le dossier ouvert après le décès de Daniel Siad, retrouvé à son domicile de Colombes en juillet, a été clos par le parquet de Nanterre. Les autorités judiciaires estiment que les éléments recueillis ne permettent pas de caractériser une infraction pénale liée à la survenue du décès.
Âgé de 69 ans, M. Siad faisait l’objet de plusieurs plaintes, dont certaines visaient des faits de viol. À la suite du signalement de son décès, la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine a été chargée de déterminer les causes de la mort.
Les premiers examens médicaux, réalisés dans les jours suivant le décès, n’ont pas mis en évidence de traces de violences récentes. Les analyses complètes menées ensuite ont exclu une « cause toxique » et mis en lumière des anomalies cardiaques susceptibles d’expliquer une mort subite, souligne le parquet dans son communiqué.
« La survenance brutale de sa mort... et le sentiment de danger de mort qu'il avait exprimé étaient bien réels », a réagi Me Menya Arab-Tigrine, avocate de M. Siad.
Du côté des plaignantes, des dossiers contre le défunt étaient toujours en cours à Paris. Parmi elles, une ancienne mannequin suédoise avait porté plainte en février, l’accusant d’agressions sexuelles et d’exploitation des années 1990. Ces procédures civiles et pénales restent distinctes de l’enquête désormais close sur la cause du décès.
Les conclusions médico-légales et leurs conséquences
Selon le parquet, l’autopsie a révélé un « état de santé altéré » et la présence d’un infarctus ancien, éléments qui, combinés aux examens histologiques et toxicologiques, ont conduit les experts à retenir une origine probablement cardiaque.
La décision de classer sans suite l’enquête sur les circonstances de la mort implique qu’aucune poursuite pénale ne sera engagée spécifiquement pour expliquer le décès. Cela n’empêche pas la poursuite des plaintes déposées contre l’intéressé, qui relèvent d’autres juridictions et procédures.
Réactions et questionnements
La famille et l’avocate de la victime présumée ont exprimé leur désarroi face à la succession d’événements : la mort brutale de M. Siad, la disparition de personnes susceptibles d’apporter des témoignages, et le climat médiatique entourant l’affaire. Pour son conseil, la situation médicale du défunt aurait joué un rôle déterminant.
- Date du décès : juillet (année communiquée par le parquet).
- Lieu : domicile à Colombes (Hauts-de-Seine).
- Décision : enquête close faute d’infraction pénale liée au décès.
| Élément examiné | Conclusion |
|---|---|
| Autopsie | aucune trace de violences récentes |
| Analyses toxicologiques | absence de cause toxique |
| Examen des tissus | traces pathologiques en faveur d'une origine cardiaque |
Sur le plan local, cette clôture marque la fin d’un volet judiciaire directement lié au décès sur le territoire des Hauts-de-Seine, mais elle ne met pas un terme aux procédures distinctes visant l’ancien agent de mannequins. Les suites de ces plaintes seront suivies par les services judiciaires à Paris.
La décision du parquet de Nanterre illustre la séparation opérée par le droit entre l'examen des causes d'un décès et l'examen des allégations de violences sexuelles, ces dernières pouvant se poursuivre indépendamment des conclusions sur la mort.
Apolline Delahaye, correspondante dans les Hauts-de-Seine pour InfoRadar.