Une troisième année d'arrêt des activités nautiques au plus fort de l'été
La réapparition de cyanobactéries dans le lac de Vaivre conduit, début juillet, à l'interdiction de toute activité nautique sur la base de voile. Pour la troisième année consécutive, les usagers et les professionnels se trouvent privés d'accès au plan d'eau au moment même où l'affluence estivale est maximale.
Les cyanobactéries se développent naturellement en été, mais c'est leur prolifération qui représente un risque sanitaire : irritations cutanées et troubles gastro-intestinaux peuvent survenir lors de contacts avec l'eau. En conséquence, les autorités sanitaires locales ont interdit la pratique des sports nautiques pour protéger le public.
La décision tombe très mal pour le club nautique de Vaivre, qui dépend autant des activités d'initiation et des stages que des locations de matériel et de la petite restauration pour assurer son équilibre financier.
« Les moniteurs sont embauchés pour la saison estivale, il n'y a plus de rentrées d'argent pour faire face aux salaires puisque toutes les activités sont interdites », affirme Gilles Felder, directeur du club.
Sur le plan économique, l'arrêt des activités est lourd : après une perte de 17 000 € l'été précédent, la direction anticipe cette année un manque à gagner compris entre 25 000 et 30 000 €. Ces sommes tiennent compte des revenus non perçus pour les cours, des locations de pédalos, paddles et kayaks, ainsi que du chiffre d'affaires de la buvette, qui dépend de l'animation du site.
- Personnel affecté : deux salariés permanents et trois saisonniers restent à rémunérer malgré l'arrêt des activités.
- Services touchés : cours de voile, stages d'encadrement, accueil de groupes, location de matériel, buvette.
- Conséquences pour les usagers : remboursements ou reports des séances déjà payées, annulations de stages.
La base nautique doit ainsi jongler entre obligations salariales et demandes de remboursement. L'impossibilité d'accueillir le public entraîne un cercle vicieux : moins de monde sur le site, plus de pertes sur la restauration et les ventes annexes, amplifiant la fragilité financière de la structure.
Un problème récurrent aux implications locales
Ce phénomène n'est pas isolé et renvoie à des enjeux plus larges : qualité de l'eau, gestion des apports nutritifs (notamment nitrates et phosphore) et surveillance renforcée en période de forte chaleur. Pour les communes riveraines et les acteurs du tourisme local, ces épisodes répétés fragilisent l'offre de loisirs et peuvent ternir l'image du territoire en pleine saison touristique.
Sur le terrain, les gestionnaires de la base et les élus locaux sont désormais confrontés à des choix difficiles : comment sécuriser financièrement une structure saisonnière dépendante d'un plan d'eau vulnérable ? Des mesures d'accompagnement, aides ponctuelles ou dispositifs régionaux pourraient être recherchés pour amortir le choc, mais aucune solution immédiate n'a été annoncée au moment où la vigilance sanitaire demeure la priorité.
Pratiques utiles pour les usagers : en cas de doute, il convient de consulter les panneaux d'information installés sur la plage et les communiqués de la préfecture ou de la mairie avant de se rendre au lac. Les personnes ayant réservé des activités doivent contacter la base nautique pour connaître les modalités de remboursement ou de report.
| Élément | Chiffres cités |
|---|---|
| Perte financière 2025 | 17 000 € |
| Perte estimée 2026 | 25 000 – 30 000 € |
| Personnel | 2 permanents, 3 saisonniers |
La situation au lac de Vaivre rappelle que la protection de la qualité de l'eau est à la fois un enjeu de santé publique et un élément structurant de l'économie locale. Les prochains jours seront déterminants pour connaître la durée exacte de l'interdiction et les dispositifs d'aide que pourront mobiliser les acteurs concernés.