Fouilles levées après la découverte d'ossements, la suite des analyses au laboratoire
Les opérations de recherche menées pendant deux jours dans une parcelle située à une dizaine de kilomètres du domicile du couple Jubillar ont pris fin vendredi. Un dispositif important de gendarmerie a permis d'exhumer des fragments osseux à l'endroit indiqué par Cédric Jubillar, qui avait reconnu avoir dissimulé le corps de son épouse, disparue en décembre 2020.
Le commandement local a précisé que le chantier de fouille "ne devrait pas reprendre" immédiatement, et que les restes découverts — qui proviennent selon une source proche de l'enquête du bas du corps — sont acheminés pour des expertises au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise. Les analyses doivent permettre d'établir formellement l'identité des ossements et de dater leur mise en terre.
"ne devraient pas reprendre"
Durant deux journées, près de cent militaires ont travaillé sur le terrain : équipes de terrain, unités spécialisées, et une équipe de lutte antidrone chargée de sécuriser le périmètre routier. Le secteur fouillé se trouve à proximité de la RD600, entre les communes de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, où des barrages ont été installés pour restreindre l'accès et préserver les traces éventuelles.
Selon un porte-parole du groupement de gendarmerie du Tarn, les enquêteurs ont poursuivi les recherches dans l'espoir de retrouver d'autres éléments, susceptibles d'être dispersés en lien avec des travaux agricoles sur la parcelle. Le résultat des expertises, attendu dans un délai relativement court, est désormais au cœur de l'instruction en cours.
- Lieu des recherches : zone rurale entre Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère (RD600).
- Durée du dispositif : deux jours de fouilles intensives.
- Effectifs mobilisés : environ une centaine de gendarmes, dont une unité antidrone.
- Analyses : ossements envoyés à l'IRCGN à Pontoise pour identification.
La découverte intervient après un tournant procédural : le 6 juillet, l'époux de la victime a, selon la justice, livré des éléments nouveaux sur la disparition. Ces aveux ont conduit les enquêteurs à creuser la zone indiquée, en quête de preuves matérielles corroborant le récit fourni lors des auditions.
Sur place, la découverte a provoqué des réactions mêlées parmi les proches. Parmi les rares personnes autorisées à approcher le périmètre, une cousine de la disparue a exprimé un mélange d'« soulagement et de colère », soulignant le caractère éprouvant pour la famille de cette étape supplémentaire dans une affaire suivie depuis plus de cinq ans.
| Événement | Date / précision |
|---|---|
| Disparition de Delphine Jubillar | décembre 2020 |
| Aveux de C. Jubillar et révélation du lieu | 6 juillet 2026 |
| Opérations de fouilles | Deux jours, levées vendredi |
| Analyses | IRCGN, Pontoise — résultats attendus prochainement |
Au-delà de l'aspect judiciaire, ces développements relancent l'attention des élus et habitants du secteur sur les conséquences locales d'une affaire médiatique : la sécurisation des lieux, le respect de la procédure d'enquête et la prise en charge des proches. Le parquet reste réservé sur la communication des résultats tant que les expertises n'auront pas permis de conclure définitivement sur l'identité des ossements et les causes des faits.
La suite du dossier dépendra des conclusions scientifiques et des actes d'enquête complémentaires décidés par la justice, qui devra désormais intégrer ces nouveaux éléments au long travail d'instruction déjà mené depuis plusieurs années.