Une série de vols ciblés dans plusieurs communes
En comparution immédiate ce mardi, deux hommes d'origine géorgienne ont été condamnés pour avoir, en l'espace d'un mois, vidé les rayons de crèmes solaires d'au moins cinq pharmacies réparties entre le Tarn‑et‑Garonne et le Lot‑et‑Garonne. Le tribunal a prononcé une peine de douze mois de prison avec sursis assortie d'une interdiction de séjour en France de dix ans.
Les faits, qui se sont déroulés sur une courte période, ont concerné plusieurs communes du département : Beaumont‑de‑Lomagne, Saint‑Nicolas‑de‑la‑Grave, Valence‑d'Agen (à deux reprises) et Lamagistère. Dans chacune des boutiques visées, le scénario était proche : deux hommes dans la trentaine se précipitaient vers le rayon des produits solaires, remplissaient un sac et partaient aussitôt.
Des méthodes répétitives, parfois rodées
Lors de certaines visites, les prévenus ont adopté une tactique plus élaborée : l'un d'eux abordait la pharmacienne au comptoir en faisant jouer un faux souci de santé (un anglais approximatif pour demander un traitement contre la sinusite), servant de diversion pendant que l'autre dissimulait des produits dans un sac de la grande distribution. Un complice simulait ensuite un appel urgent pour hâter le départ.
« Je suis touriste, j'observe les villes »
Selon l'enquête, ce double jeu n'a pas suffi à masquer les traces laissées. À Lamagistère, la vigilance d'une pharmacienne qui a suivi du regard les deux individus jusqu'à une Peugeot 206 a permis de relever la plaque d'immatriculation. Ce signalement, rapproché des images de vidéosurveillance urbaine, a facilité le travail des enquêteurs et conduit à l'arrestation.
Interpellation et perquisition près d'Agen
Les deux hommes, identifiés comme Zurab et Nodari, ont été interpellés le 23 juillet dans un hôtel Formule 1 du Passage, à proximité d'Agen, où ils séjournaient depuis environ un mois. Lors de la perquisition de leur chambre, les enquêteurs n'ont pas retrouvé de crèmes solaires, mais ont saisi des articles de parapharmacie (rasoirs, dentifrice), des préservatifs et diverses crèmes.
Les téléphones des mis en cause ont toutefois joué un rôle décisif : les appareils contenaient des photographies de produits cosmétiques, des échanges WhatsApp listant des adresses de pharmacies, et de nombreux lieux enregistrés dans les favoris Google Maps — parmi lesquels figuraient plusieurs des officines victimes des vols.
Conséquences locales et conseils pratiques
Au‑delà de la sanction pénale, cette affaire met en lumière la vigilance nécessaire pour les commerces de proximité en période estivale, lorsque la demande de produits solaires augmente. Les commerçants sont invités à :
- renforcer l'attention aux comportements suspects près des rayons de valeur ;
- noter les immatriculations et avertir rapidement les forces de l'ordre ;
- optimiser la disposition des produits et la visibilité des espaces de vente.
Pour les habitants et touristes, la prudence reste de mise : signaler tout geste inhabituel et préserver les enregistrements vidéo peut s'avérer déterminant pour l'enquête.
| Éléments | Détails |
|---|---|
| Période | Environ un mois |
| Nombre d'officines touchées | Au moins 5 |
| Communes concernées | Beaumont‑de‑Lomagne, Saint‑Nicolas‑de‑la‑Grave, Valence‑d'Agen, Lamagistère |
| Date d'interpellation | 23 juillet (arrestation au Passage, près d'Agen) |
| Condamnation | 12 mois de prison avec sursis et 10 ans d'interdiction du territoire |
Cette condamnation vise à la fois à sanctionner la répétition des faits et à dissuader de nouvelles pratiques ciblant les commerces locaux. Les services de police et de gendarmerie du Tarn‑et‑Garonne rappellent qu'en cas de comportement suspect, le signalement rapide est essentiel pour interrompre des séries de délits similaires.