Une résidence pluridisciplinaire au cœur du Bocage
À Sainte‑Honorine‑la‑Chardonne, la compagnie Kaimera a lancé, mercredi, sa quatrième session de résidence au domaine de la Boderie. Pendant dix jours, dix‑sept artistes — venus d’une dizaine de nationalités — travaillent à un projet de spectacle immersif et participatif centré sur le thème des rituels contemporains.
Une équipe internationale et des pratiques croisées
La promotion 2026 rassemble des créateurs d’horizons très divers : États‑Unis, Inde, Chine, Grèce, Iran, Turquie, Russie, Pays‑Bas, Slovénie et France. Ils proviennent de champs artistiques variés — écriture, danse, théâtre, musique, photographie, vidéo et arts numériques — et se sont réunis spécifiquement pour cette formation.
- Durée : dix jours de travail.
- Horaires : sessions de 9 h à 13 h et de 15 h à 18 h.
- Objectif : monter un spectacle présenté en fin de résidence.
« Nous ouvrons des horizons artistiques étonnants »
La résidence est portée par la compagnie franco‑américaine Kaimera, fondée en 2016 et implantée à la fois à Oakland (États‑Unis) et à Saint‑Denis (France). Sa direction artistique est assurée par Simon Adinia Hanukai et Jonathan Camuzeaux. Le premier, d’origine arménienne, a un master de mise en scène obtenu à l’université de Columbia après avoir quitté l’Arménie avec sa famille. Le second, né à Saint‑Denis, vient d’un parcours mêlant histoire, interprétation et composition musicale, avant de s’orienter vers le théâtre.
Un travail collectif et une restitution prévue
Le modèle proposé est résolument collaboratif : les artistes conçoivent ensemble une forme adaptée au site, mêlant disciplines et techniques. Kaimera indique que ses projets, souvent immersifs, ont déjà touché plus de 40 000 spectateurs à l’international, soulignant la volonté d’ouvrir ce travail à des publics variés.
| Éléments | Détail |
|---|---|
| Lieu | Sainte‑Honorine‑la‑Chardonne – domaine de la Boderie |
| Durée de la résidence | 10 jours (séances 9h‑13h et 15h‑18h) |
| Participants | 17 artistes, multi‑disciplinaires |
Pour les habitants du territoire, ces résidences sont l’occasion de voir naître des formes artistiques spécifiquement pensées pour le lieu et d’échanger avec des créateurs venus de l’étranger. Les restitutions en fin de séjour, souvent ouvertes au public, permettent de découvrir le résultat de ce travail collectif et d’en débattre.
Pratique : la résidence se déroule jusqu’à la présentation finale — les dates et modalités d’accès au spectacle en fin de parcours sont communiquées localement par la compagnie et les organisateurs sur place.